Nous vous saluons et voici la première question.
Les différents pays de la Terre étant comparables aux différents organes du corps humain, que faut-il penser des migrations ? Nous nous référons notamment aux vagues de réfugiés d'un pays à un autre.
Du point de vue du corps de la Terre, comment comprendre ces déplacements de cellules d'un organe à un autre, le sens de leur présence dans cet autre organe, comme le serait par exemple la présence d'une cellule de l'estomac dans le foie ou du cerveau dans les pieds ?
Bonsoir à tous.
La question qui nous est posée ce soir nous fait énormément rire ! Est-ce que la question est idiote ?
Cela ne veut pas dire qu'elle soit idiote, mais disons que l'esprit qui l'a conçu n'arrive pas clairement comprendre ce que sont en fait les chakras de la Terre et ce que sont les particules nommées humains par rapport à ces chakras.
Concevoir une question
Chaque fois qu'un individu, en fait, compose, conçoit une question, il compose sa propre erreur, il compose et il met noir sur blanc son propre mystère, ce qui lui manque.
Ce qui veut dire qu'une question en fait n'est pas une question, mais elle est plutôt l'élaboration intellectuelle de ce qu'il manque, de l'ignorance donc.
Ignorance
Lorsque vous posez une question, donc vous ne posez pas une question, vous articulez une ignorance. C'est ce qui est intéressant d'ailleurs dans une question.
Et c'est pour cela qu'il faut de façon psychologique aborder complètement différemment l'édification des questions. Que ce soit une question que vous posez à un professeur, que vous venez nous poser à nous ou que ce soit une question que vous posiez à qui que ce soit. Il faut que vous arriviez à formuler ce que vous ne connaissez pas encore, d'où la difficulté bien sûr de la formulation.
Cependant, si vous arrivez à véritablement cerner le point d'ignorance qui est le vôtre, ce qui vous manque, ce qui crée donc la question, si vous arrivez à le cerner complètement de manière intellectuelle, pas simplement intuitive, vous allez découvrir que dans votre question se trouve la réponse, comme je le dis si souvent.
C'est pour cela qu'il faut cultiver l'esprit dans le fait même de poser la question, plutôt que de le cultiver en donnant toujours plus de réponses. Apprenez à bien concevoir, cela vous amènera à davantage de connaissances que si l'on vous donnait la réponse telle quelle.
Apprenez à bien concevoir, cela vous amènera à davantage de connaissances que si l'on vous donnait la réponse telle quelle.
Ceci était une parenthèse.
Quoi qu'il en soit, la question est intéressante car elle va me permettre de parler de l'humanité, des chakras et du mouvement vibratoire et de tout ce qui doit être dit vous concernant ce soir.
Chakras de la Terre
Que sont les chakras de la Terre ?
Comme je l'ai déjà dit si souvent, les chakras de la Terre sont en fait les points d'énergie, des points de vitalité par lesquels le Dieu planétaire, c'est à dire l'Entité qui a le devoir et la responsabilité de faire naître une planète, de la maintenir en vie, de porter une humanité et de la verser ensuite dans le Cosmos, une fois que tous ces plans d'initiation ont été acquis. Ces points, donc, de vitalité sont les chakras du corps du Logos qui se manifeste à travers une planète, sa croûte terrestre, mais aussi son plan astral, son plan éthérique et ses plus hauts points, jusqu'au plus haut point de la hiérarchie des maîtres.
Ce qui veut dire qu'un chakra si on le situe à tel endroit de la planète de façon bien physique, si on le suit exactement comme on remonte un sas, l'on s'apercevra que l'on peut ainsi traverser les plans et qu'à chaque plan, et bien, l'on rencontrera un nouveau chakra, ou disons plutôt un niveau différent de ce chakra que l'on a traversé depuis le plan physique.
Qu'est ce donc qu'un chakra puisqu'on l'a situé dans le corps de l'Entité planétaire, du Dieu planétaire, comment fonctionne véritablement un chakra par rapport à l'humanité et par rapport au Soleil et au Cosmos ?
Si le Dieu planétaire a des chakras ce n'est pas simplement parce que la Nature l'a conçu ainsi et ce n'est pas simplement pour obéir donc au dessin cosmique. Il y a une raison vibratoire à tout.
Lorsque l'on essaye de comprendre le chakra racine de l'Être planétaire, ce qui en revient aussi à parler du chakra racine de l'homme, puisqu'il est dit que l'homme est fait à l'image de Dieu. Lorsque donc l'on s'intéresse à l'existence de ces chakras racines, il faut avant tout essayer de comprendre ce qu'est l'Homme dans la Matière et ce qu'est Dieu dans la Matière lorsque l'on veut essayer de comprendre le Logos Planétaire.
Car l'un et l'autre, l'homme comme le dieu, sont dans la matière exactement pour la même raison mais pas au même niveau d'incarnation.
Lorsque l'on considère les hommes de façon individuelle, l'on s'aperçoit que Pierre ou Paul ou Jacques sont en incarnation pour une évolution, avec un destin très précis, avec une trame très précise à vivre.
Lorsque, par contre, un Logos est en incarnation à travers une planète, ce n'est pas pour évoluer à la façon de l'homme qui évolue dans un corps individuel mais c'est plutôt pour animer une part du Cosmos et permettre à ces âmes qui vont donner l'humanité de trouver un terrain d'expérience.
Ce qui fait que le but de l'incarnation pour un Logos ne va donc pas être son point d'évolution - bien qu'il ait un point d'évolution quand même à trouver là-dedans mais ce n'est pas le but - la raison de son incarnation va donc être de servir de terrain à un troupeau d'âmes humaines.
Tout simplement parce que la vie et surtout tout le déroulement du karma ne peut pas avoir lieu comme cela n'importe où dans les airs. Simplement parce que des âmes en groupe décident de s'incarner, décident de connaître une histoire, décident d'évoluer et d'obtenir des initiations.
L'évolution elle-même se place à l'intérieur d'une plus grande roue, se place à l'intérieur d'une substance, et pour que cette histoire ait lieu, ait une histoire humaine, il faut donc qu'une autre grande histoire existe et c'est l'histoire d'un Logos, soit d'un Dieu planétaire.
Comme une femme enceinte, ce Logos va ensuite sur la Terre, sur son ventre donc, porter l'humanité et déployer ainsi tout le terrain où les expériences seront possibles et où tout le karma va pouvoir avoir lieu, car c'est cela le point important : la possibilité du déroulement d'un karma.
Le déroulement d'un Karma
Qu'est ce que cela veut dire ?
Eh bien cela veut dire que si on imaginait une Terre, une planète vide, sans Dieu planétaire, pour en être l'âme et pour en être la substance initiatique, même si l'on y mettait une humanité, il n'y aurait pas d'histoire, il n'y aurait pas d'évolution de cette humanité, il n'y aurait pas d'initiation possible et il n'y aurait peut-être même pas de capacité à devenir un jour Mental.
Il faut donc, comme cela est l'histoire à chaque fois et le devoir à chaque fois, à chaque extériorisation, il faut donc qu'il y ait un frère plus grand que l'homme qui prête sa substance et sa chair et son feu, pour servir de terrain.
Une fois qu'un Grand Être a décidé de descendre à ce point dans la matière, et Dieu sait que quelquefois pour eux la décision n'est pas facile à prendre, mais ils s'exécutent toujours devant le Devoir.
Une fois qu'un de ces Grands Êtres, donc, descend dans la matière pour se cristalliser au niveau d'une planète et accepter d'être, de rester dans cette planète jusqu'à la fin de l'histoire humaine qui doit avoir lieu sur cette planète, chaque fois donc qu'un de ces Grands Êtres descend pour accomplir ce devoir, automatiquement la Nature naît.
La Nature
Il y a partout un plan physique qui peut s'extérioriser, en minéraux, en cristaux, en végétaux. Et l'on sait d'après les lois ésotériques que dès que la Nature est en place, l'histoire peut avoir lieu car les forces mêmes de la Nature existent.
Donc des lois telles que le karma, capables de représenter des règles d'évolution pour des âmes, le karma donc peut avoir lieu.
Autrement dit, si la Nature n'existait pas, la Nature que l'on croit très physique, n'être représentée que par des arbres, des ruisseaux, des oiseaux, des minéraux, eh bien cette Nature si elle n'existait pas, si elle n'avait pas eu lieu et si elle n'était pas forte, si elle n'existait pas, vous, vous-même, vous n'auriez pas d'histoire, même si vous existiez en tant que tel.
Vous ne seriez pas conscient, vous n'auriez pas d'avenir ni de devenir, vous ne rencontreriez jamais une quelconque Loi pour vous faire comprendre ce qui est juste de ce qui ne l'est pas, et aucune initiation ne serait possible puisqu'aucun dépouillement de ce qui n'est pas divin ne pourrait avoir lieu.
Quand donc vous êtes sous l'effet d'un karma, comme il est tellement la mode aujourd'hui d'y penser, quand vous êtes sous l'effet d'un karma, ne pensez pas tout de suite à Dieu ou au "châtiment divin".
"Châtiment"
Dieu n'y est pour rien. Les Maîtres n'ont plus d'ailleurs. Et c'est pour cela que l'on peut affirmer que Dieu ne juge pas et que les Maîtres ne jugent pas non plus.
Dieu ne juge pas et les Maîtres ne jugent pas non plus.
Le châtiment n'est pas nécessaire, tout simplement parce qu'il existe une autre force qui s'occupe de faire respecter les règles, qui s'occupe de faire évoluer l'homme en lui montrant ce qu'il fait d'incorrect et cette force qui s'occupe de lui montrer ses erreurs ce n'est pas Dieu, ce n'est pas les Maîtres, c'est la force de la Nature.
C'est pour cela qu'il faut compter avec la Nature du premier jour jusqu'au dernier jour de votre vie. Vous ne pouvez pas impunément aussi bien l'abîmer sur un plan physique que l'ignorer sur des plans beaucoup plus spirituels. La même force qui permet aux chênes de grandir, de pousser, d'être fort, la même force qui pousse les fleuves vers l'océan, la même force qui cristallise les atomes pour en faire des minéraux, eh bien cette même force vous oblige aussi à devenir divin.
Et cette force ne vous oblige pas à devenir divin comme si l'ordre vous en était donné et qu'elle ait le pouvoir de contraindre l'humanité à cela. Mais cette force a le pouvoir de faire évoluer l'homme, tout simplement parce qu'elle est la somme de toutes les Lois Cosmiques. Une sorte, en fait, de livre, en abrégé, capable de se matérialiser, de se concrétiser jusque sur un plan physique.
Lorsque, par exemple, l'homme en méditant essaie de rencontrer ou de supposer ou d'intuitionner la Loi qu'est l'Amour. S'il essaie d'ouvrir son coeur et son esprit pendant la méditation et que quelque chose l'empêche de méditer vraiment profondément, il s'aperçoit qu'il n'arrive pas à intuitionner ni à fondre dans l'Amour. Ceci vient du fait qu'il essaie de comprendre l'Amour, de ressentir l'Amour dans son expression la plus divine, la plus céleste. Par contre sur un plan physique, il peut rencontrer cet Amour qu'il cherche, en une expression divine, il peut rencontrer cet Amour partout. Et c'est pour cela qu'il vaut mieux commencer dans la Nature avant d'espérer pouvoir contempler ensuite intuitivement ou psychiquement les données divines.
Qu'est ce que je veux dire par là ? Commencer dans la Nature, qu'est ce que cela veut dire ?
Commencer dans la Nature, cela ne veut pas dire que vous devez descendre au niveau de votre personnalité et expérimenter par votre personnalité tous ces aspects divins. Ce n'est pas cela la Nature, ce n'est pas la personnalité.
Ce qui est la Nature, c'est ce que vous avez à l'extérieur de vous.
Ce sont les autres, mais aussi la Nature elle même, avec les arbres, avec les fleurs, le chant des oiseaux, les ruisseaux. Donc prendre un support extérieur pour intuitionner un grand concept céleste comme l'Amour, ou l'éternité, ou l'omniprésence, peu importe. Prendre un support extérieur, cela veut dire vous mettre en contemplation face à un objet de la Nature.
Quel objet ? Et comment être en contemplation face à un objet de la Nature ?
Ceux qui font la méditation depuis longtemps ne veulent pas d'autres objets que par exemple le mantra, ou une visualisation, ou un son, ou une musique, ou une posture de hatha yoga, ou la photo de leur Maître. Cependant il existe dans la Nature, puisque la nature est un précipité de toutes les forces cosmiques, il existe dans la nature des symboles et des formes qui peuvent révéler complètement les concepts que vous essayez d'obtenir intuitivement par la méditation.
Symboles
Pourquoi est-ce que je parle de symboles ?
Parce que c'est vrai.
Une rose par exemple, si vous la considérez simplement comme le rejeton de la Nature, eh bien une rose, c'est vrai, ne sera jamais qu'une fleur. Cependant, si l'on essaye de faire un lien, de faire un pont très serré entre la Nature et tous les principes cosmiques, entre donc le corps d'extériorisation du Logos et ce qu'il y a dans son âme, si l'on essaye de faire un pont entre ces notions-là, on s'aperçoit qu'il n'y a plus d'intérieur et d'extérieur, mais que toute la vie qui semble extérieure devient l'extériorisation des symboles.
Symboles étant eux-mêmes des énergies vécues par la vie intérieure du Logos, la vie intérieure des Maîtres et de la Hiérarchie.
Lorsque donc vous regardez une rose et que vous ne faites plus erreur de penser qu'il y a une vie extérieure et une vie intérieure, qu'il y a vous le méditant, le disciple qui essayez de ressentir, d'intuitionner l'Amour, et ensuite le monde extérieur qui s'est fait, ma foi, eh bien comme cela, cahin-caha au gré du caprice des esprits de la Nature, et ils ont fait des roses, et ils y ont fait des cactus. Et l'histoire ? Je m'en lave les mains ! Elle ne me regarde pas. Je me retire du monde. Je ne regarde ni la rose ni le cactus. J'essaie d'intuitionner l'Amour.
Beaucoup de disciples ont cette réaction, ont ce jugement, et cependant ils ont tort. Ils ont tort non pas véritablement parce que l'histoire de la création de la Terre ne les regarde pas, c'est vrai que fondamentalement cette histoire ne les regarde pas. Mais ces disciples ont tort parce que ce qui les pousse à penser cela est une erreur de jugement. Une erreur qui vient du fait qu'ils pensent qu'il existe une vie intérieure et une vie extérieure, c'est cela qui est faux.
L'on se trouve aussi bien dans une vie intérieure en contemplant la Nature, en contemplant les autres hommes, que si l'on médite profondément à l'intérieur de soi.
Il n'y a pas d'intérieur ni d'extérieur.
J'insiste beaucoup là dessus. Pour que véritablement vous puissiez accomplir votre travail de disciples, votre démarche de disciples, vos méditations, vos prières, il faut que vous arriviez à comprendre cette notion sinon vous allez travailler pendant des décennies, des décennies, pendant des réincarnations sans arriver à toucher le but, parce que tout simplement vous allez poser le but à l'extérieur de vous, alors que vous n'avez rien à obtenir qui soit à l'extérieur. Vous n'avez pas à aller chercher quoi que ce soit, vous avez juste à vous retourner comme le serpent mord sa queue.
Il n'y a pas d'intérieur ni d'extérieur.
Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas d'intérieur ni d'extérieur et pourquoi est-ce que tout est intérieur ?
Tout simplement parce que la nature même physique concrète fait encore partie de la vie intérieure du Logos, du Dieu planétaire, de celui qui est donc le Père véritable de l'Humanité.
Lorsque vous êtes par exemple à l'intérieur d'une grotte constituée toute de quartz, de minéraux et de gemmes, ne vous dites pas : "Eh bien je suis dans une grotte, je suis à l'extérieur de la vie, je suis dans la nature physique, mais pour méditer maintenant il va falloir que je m'intériorise."
Si vous voulez avoir l'esprit juste, la note juste, la clé juste et si vous voulez donc avoir une chance de faire une méditation qui soit elle même aussi juste et authentique, il faut commencer par comprendre, par sentir, que le fait d'être dans cette grotte vous positionne déjà à l'intérieur du Logos, comme le fait de marcher près d'un lac, dans un champ, près d'un ruisseau, autour d'un arbre, vous positionne aussi à l'intérieur du Logos planétaire, à l'intérieur de sa vie intérieure.
Tous les disciples font l'erreur de penser qu'il y a l'humanité et puis il y a au dessus du plan physique, le plan astral, au dessus du plan astral, le plan des Maîtres avec Shambhala et au dessus des Maîtres, le Logos, le Logos planétaire. Logos qu'il faut essayer de rejoindre un jour en montant, en montant à travers ses plans.
Vous êtes déjà à l'intérieur du Logos, vous êtes déjà à l'intérieur du corps des Maîtres, en ce moment même, déjà !
Il n'y a pas de différenciation entre vous ici et maintenant et vous ici et maintenant à l'intérieur du Maître. La seule chose qui vous fait croire que vous êtes à l'extérieur du Maître, à l'extérieur de l'Esprit du Logos, c'est votre défaut de penser qu'il existe un extérieur.
Si vous-même, tout en étant à l'intérieur de votre maison, à l'intérieur de votre foyer, si vous-même vous êtes atteint d'une certaine folie qui vous fait croire que vous êtes en fait sur un quai de gare et qu'il fait froid ce jour-là, qu'il pleut, qu'il vente et que vous n'en pouvez plus de trembler, eh bien tout en étant chez vous, dans votre foyer, près de votre cheminée où brûle un grand feu, eh bien vous aurez froid et vous ne remarquerez ni le feu, ni la maison qui est autour de vous et dans laquelle vous êtes, parce que tout votre esprit sera accaparé à penser que vous êtes sur un quai de gare soumis à l'orage et à la tempête.
L'esprit vit ce qu'il croit.
Comprenez bien cette chose pour que désormais vous ne soyez plus à même de penser n'importe quoi, de façon à ne pas vivre n'importe quoi.
Quand on met quelqu'un sous hypnose, l'on s'aperçoit bien de cette faculté de l'esprit. Pourquoi alors ne faites-vous pas un et un pour comprendre comment est créé deux ? Deux est créé par un plus un.
Si sous hypnose, un individu qui participe pleinement peut être manipulé au point de lui faire croire qu'il fait chaud alors qu'il fait froid ou qu'il fait froid alors qu'il fait chaud, si on arrive à faire déshabiller un individu, si on arrive à lui faire imiter des cris d'animaux, cela vient de quoi ?
Beaucoup de gens ne réfléchissent pas et se disent : "Eh bien c'est le pouvoir de l'hypnose." Mais l'esprit, qu'il soit éveillé ou sous hypnose, est toujours le même esprit. Comme vous, lorsque vous dormez, vous êtes toujours ce que vous êtes et vous êtes encore ce que vous êtes une fois que vous vous réveillez et que vous allez au travail.
La nuit et le jour vous appartiennent, vous êtes le même être.
De la même façon, quand vous êtes sous hypnose, vous êtes encore le même être, le même esprit, que lorsque vous êtes pleinement conscient. Cela veut donc dire que par l'hypnose - et là il faut remercier l'hypnose mais il ne faudrait pas qu'elle s'avise à vouloir démontrer autre chose que cela - par l'hypnose on arrive donc à démontrer que l'esprit, lorsqu'on lui fait croire quelque chose, il vit cette chose et là est la super démonstration de l'hypnose.
Et maintenant, après avoir démontré cela, elle devrait se retirer, pour laisser la place à une plus grande faculté de l'esprit et à un plus grand témoignage de la conscience.
Si donc l'esprit vit ce qu'il croit, c'est qu'en l'homme existe la capacité de rêver et de prolonger le rêve. Même si l'homme est réveillé, même s'il apparaît tout à fait normal, l'homme rêve.
L'homme rêve qu'il est d'abord ce qu'on lui dit qu'il est depuis le jour qu'il est né. Il rêve qu'il s'appelle Paul, qu'il s'appelle Pierre. Il rêve qu'il est gros ou petit, grand ou maigre, selon l'image physique qu'il a dans son miroir. Il rêve aussi qu'il est intelligent ou qu'il est bête. Il rêve aussi qu'il a plein de traumatismes et plein de complexes. Tout cela pourquoi ?
Parce que, simplement, à certains jours de sa vie, sa conscience n'a pas su accepter certains phénomènes, certaines remontrances, certaines épreuves, certaines rudesses. Alors l'esprit qui ne s'est pas accepté se sent humilié ou se sent blessé ou se sent affaibli et transforme l'événement en complexe. Et c'est ensuite autant de rêves que l'individu vit, projette et avec lesquels sans cesse il va devoir cohabiter.
Ce qui veut dire que le traumatisme, ce qui veut dire que le complexe, sont en fait rien de plus que des rêves. Les rêves d'une conscience qui n'a pas su voir clair au moment où le problème arrivait, au moment où un test arrivait, ou bien tout simplement où la liberté des autres s'exerçait, même s'il n'y a pas une bonne liberté.
Lorsque l'esprit est tout accaparé, donc, par ces rêves-là, il est normal de voir déambuler dans les rues des gens qui vont avoir des réactions suspectes. Et ainsi de voir, par exemple, des gens qui au volant de leur voiture, vont sembler devenir tout à coup monstrueux, capables de faire les infractions les plus graves sans penser qu'ils commettent une erreur grave. Ils vont être capables d'injurer leur voisin, capables de s'énerver au moindre feu rouge ou au moindre croisement.
Pourquoi toutes ces réactions, tous ces comportements ?
Tout simplement parce que l'homme qui est mis sous pression par la sphère opprimante de ses rêves, quand il commence par l'intermédiaire d'un événement, quand il commence à être, donc, un individu dépersonalisé comme cela se passe au volant où il devient plutôt une somme d'automatismes, automatiquement la somme de ses rêves ressort. Et c'est pour cela que quelqu'un qui paraît tout à fait calme pourra être par exemple volant quelqu'un d'extrêmement nerveux et impatient. La famille et les amis n'y comprendront rien, ils vont essayer de chercher le pourquoi de cette anomalie, de cette différence de caractère.
Tout simplement il faut savoir que dans certaines circonstances où des attitudes corporelles le permettent, l'individu quitte la conscience qu'il a ordinairement pour devenir une suite d'automatismes. À la suite de ces automatismes, arrive à surgir par instant le subconscient et l'inconscient. C'est pour cela que tout ce qui est en fait mécanique, tout ce qui induit l'homme dans une attitude mécanique où les automatismes vont pouvoir régner, tous ces comportements-là sont extrêmement dangereux parce que c'est grâce à ces événements que l'individu va pouvoir montrer ce qu'il a dans le subconscient.
Et ainsi quelqu'un qui vit, qui supporte une frustration lorsqu'il va être volant de sa voiture, il va essayer coûte que coûte de se montrer le plus fort, de démarrer le premier, de rouler le plus vite possible.
Pourquoi est-ce qu'il y a de telles différences ?
Tout le monde accepte le comportement de l'automobiliste comme étant une chose classée, personne ne réfléchit. Or il y a là un grand point d'interrogation, un grand moyen d'essayer de comprendre la nature humaine et les déclics, les mécanismes de l'esprit : conscient et inconscient. Mais trop souvent les hommes classent les dossiers.
Conscient et Inconscient
Lorsque donc un automobiliste est sur la route, il n'est plus véritablement celui que vous connaissez, parce que son cerveau est tout accapparé à observer dans sa mémoire tout ce qui concerne le code de la route. Toute sa conscience va donc être monopolisée pour aller chercher dans sa mémoire, dans l'ordinateur en quelque sorte, tout ce qui concerne la conduite, que ce soit au point de vue code de la route, réflexe ou maintien du corps. Si donc sa mémoire consciente bascule à ce moment-là dans la case de ces automatismes, il est facile de comprendre qu'au même instant toutes les autres cases inconscientes ou subconscientes vont pouvoir aussi se réveiller. Chose qu'elle ne pouvait pas faire du tout tant que l'individu n'était pas soumis à des automatismes.
De la même façon lorsque la femme au foyer fait son ménage dans une maison qu'elle connaît trop bien et qu'elle fait son ménage automatiquement, elle se met à penser à des tas de choses et non pas parce que son corps est occupé et qu'elle a donc l'esprit libre, mais tout simplement parce que connaissant chaque geste elle n'a plus à réfléchir et automatiquement les cases subconscientes peuvent commencer à rentrer en action.
Il n'y a donc pas de meilleur moment pour savoir ce qui se passe à l'intérieur de l'esprit d'une femme au foyer, il n'y a pas de meilleur moment que celui-là, le moment où elle fait le ménage. Et s'il existait un appareil capable de filmer les scènes qui ont lieu dans son esprit, tous les psychologues, tous les psychiatres comprendraient pourquoi ce moment est important et comment il a lieu.
Pourquoi est ce que donc l'homme par instant est conscient et par d'autres instants devient complètement inconscient, ou je dirais plutôt fait tomber ce que l'on peut appeler sa moralité, pour laisser place à tout ce qu'il a enfoui dans l'inconscient ? Comment est ce que cet échange se peut ?
Cet échange se peut non seulement à l'occasion des événements que je viens de citer, mais il se peut aussi dès que l'individu, en fait, ressent une certaine fatigu. Et ainsi chez les gens très souvent déprimés, chez les gens très souvent fatigués ou tout simplement déminéralisés - ce qui suppose une grande fatigue latente - chez toutes ces personnes-là, eh bien il y a une grande extériorisation de toute la vie inconsciente et subconsciente.
C'est pour cela que l'on superpose très souvent la mauvaise humeur avec un état de fatigue ou bien la déprime morale avec un état de fatigue et l'on conclut trop vite que c'est une baisse de la vitalité du corps qui entraîne une dépression morale. Mais c'est faux. Scientifiquement la chose est complètement fausse. Quand un corps est fatigué il devrait dormir, l'esprit n'est pas du tout obligé de devenir dépressif.
Le soir quand vous sentez que vous avez sommeil et qu'il est proche d'aller dormir est ce que vous êtes pour autant dépressif ? Non.
Vous avez pourtant fortement sommeil, vous baillez, vous sentez que vous allez vous endormir d'une seconde à l'autre. Vous êtes donc épuisé, êtes-vous dépressif ? Non.
Par contre, essayez de vous rappeler un moment de votre vie où vous avez senti une grande fatigue générale et vous vous apercevrez que vous avez vécu en même temps une grande dépression morale. Comment cela se fait-il ?
Cela se peut tout simplement parce que quand un individu est fatigué et qu'il y a des causes plus ou moins vibratoires à sa fatigue, sa conscience donc se retire. Ce que l'on pourrait appeler en fait la barrière morale, la barrière véritablement psychologique. Et soudain il n'y a plus en face de l'autre, de l'observateur, il n'y a plus qu'un être psychique. Et psychique pas au sens paranormal, psychique véritablement au sens qui est employé dans les termes psychiatriques.
Un individu - qui n'est donc qu'une psyché vague, une somme de tous les complexes, une somme de tous les traumatismes, une somme de toute la génétique aussi des parents, une somme aussi de toute la vie collective du groupe familial et de la nation - il n'est plus, cet individu, il n'est plus du tout une personnalité à part entière. Et c'est à partir de ce moment-là que les choses peuvent se gâter sur un plan astral. Car n'étant plus une personnalité à part entière, n'ayant plus la capacité d'une conscience aussi vive et d'une barrière psychologique, automatiquement son corps astral se dilate, à la façon de certains médiums qui rentrent en transe. Si le corps astral se dilate, les entités de l'astral vont pouvoir se précipiter.
Ce qui fait que ceux qui travaillent dans le domaine de la guérison comme de la clairvoyance vont pouvoir vous assurer, et ils ne se trompent pas, que chez la plupart dépressifs, il y a aussi un gros environnement d'entités larvères, d'entités du bas astral.
Est-ce que cela vient du fait que la personne est fatiguée et que les larves se disent : "Eh bien tiens, voilà quelqu'un qui est fatigué, voilà quelqu'un de facile à vampiriser, jetons-nous sur lui !" ? Non. Cela ne vient pas du tout de cette raison-là, mais presque.
Cela veut dire simplement que la conscience étant moins éveillée, le corps astral lui-même devient beaucoup plus perméable. Et qui dit corps astral perméable dit automatiquement infiltration d'autres entités. C'est quelque chose de naturel. Comme lorsqu'un ruisseau ne possède plus d'écluse, automatiquement l'eau s'infiltre dans le ruisseau. Mais dès que l'on barre le ruisseau, automatiquement le ruisseau est vidé. Et admettons que l'eau soit une chose sale, eh bien en étant vide, le ruisseau devient propre, comme un humain qui retrouve sa barrière psychologique.
Vous, donc, qui essayez de devenir spirituel, de faire des méditations, d'évoluer en somme, d'augmenter vos vibrations par toutes sortes de moyens, vous devez avoir à l'esprit, plus qu'autre chose, cette notion de barrière psychologique.
Barrière psychologique
Qu'est-ce que je veux dire par là ?
Par barrière psychologique, j'entends un éveil conscient de votre capacité à être observateur. Et ainsi vous verrez que tous les phénomènes que vous appelez dépression, dépression morale, dépression nerveuse, toutes ces dépressions-là n'auront plus lieu. Car ces dépressions s'installent à cause d'un manque d'alignement entre l'âme et la personnalité.
C'est comme si au bout d'un certain temps, d'un manque d'alignement, l'âme refusait plus longtemps d'adombrer sa personnalité. Elle ne le veut pas et elle ne le fait pas véritablement elle-même. Mais tout simplement comme deux aimants qui n'ont plus assez de force pour s'attirer, l'éloignement commence à avoir lieu. Et dans cet éloignement, la personnalité qui est au bout ne reçoit plus d'énergie. À partir du moment où l'énergie ne vient plus, la Vie ne vient plus, le Feu n'est plus là. Il est donc normal que la particule de conscience que l'on appelle psychologie et qui est vécue au niveau de la personnalité, il est donc normal que cette psychologie s'en trouve affectée, diminue, perd des forces et devienne dépressive.
À l'heure actuelle, on parle énormément, aussi bien dans les cabinets des médecins que des psychologues, on parle énormément de cas de dépression. Comme si la dépression devenait une maladie à la mode et une maladie courante et normale, comme si cela faisait partie de la nature humaine face au stress de la société. Et l'on met tout sur le dos du stress de la société. On met tout sur le dos du patron, des huit heures de travail qui sont à faire, des enfants qui crient qu'il faut mener à l'école, qu'il faut aller rechercher, du mari qui n'est pas sérieux, ou de la femme qui n'est pas fidèle, des amis en qui l'on croyait et qui finalement n'étaient pas valables, etc. Jusqu'à ce qu'un jour, on remette tout sur le dos de Dieu lui-même ! En lui reprochant que s'il y a tant la panique sur la Terre, c'est parce qu'il n'est pas là.
Mais en fait, la dépression nerveuse, la dépression psychologique - si à la mode aujourd'hui, malheureusement - est un phénomène dû à un manque d'alignement entre l'âme et la personnalité.
La dépression nerveuse, la dépression psychologique, est un phénomène dû à un manque d'alignement entre l'âme et la personnalité.
Or, à l'heure actuelle, à cause de ce qui doit avoir lieu, à cause du royaume qui est à venir, à cause de la Lumière qui est attendue, les manques d'alignement ne sont plus tolérable et sont éliminées automatiquement dès qu'ils fleurissent, comme une herbe mauvaise. Mais le principe de la Loi ne veut pas éliminer les individus qui vivent ce manque d'alignement.
Disons tout simplement que dans un premier temps, le manque d'alignement est précipité dans la conscience de l'individu pour qu'il s'en rende compte. Ce qui crée donc la dépression nerveuse, ce qui crée la crise de personnalité en quelque sorte. C'est une façon donc pour le Plan général de l'évolution de faire prendre conscience aux individus qu'ils doivent changer, qu'ils doivent bouger, qu'ils doivent devenir différents.
Si la Loi agissait différemment - admettons que la Loi soit extrêmement tolérante et qu'elle laisse tous ceux qui ne sont pas encore assez alignés avec leur âme aller vaguement mais sereinement dans leur vie - ce serait encore plus grave, car au jour où la Lumière serait encore plus précipitée, comme elle devra l'être à partir de l'an 2000 jusqu'en l'an 2010, ce serait encore plus grave car ces gens-là n'auraient pas eu l'occasion de devenir conscients de leur manque d'alignement et la chute serait encore plus grande et peut-être sans moyen de se rattraper et de remonter.
Donc il vaut mieux, quitte à torturer un petit peu les individus avant, il vaut mieux leur faire prendre conscience de leurs problèmes avant que l'entier du rayon qui est à précipiter soit précipité, car ensuite, eh bien, il ne pourra plus y avoir de pansement. Ce sera tout simplement la capacité ou la non capacité.
Pour ceux qui seront capables, il n'y aura pas de problème. Pour ceux qui ne seront pas capables, il y aura plein de problèmes.
Il y aura des éliminations à n'en plus finir. Et non pas parce que nous le voulons, non pas parce que la Loi le veut, non pas parce que le Plan l'a prévu ainsi, mais tout simplement parce que nous connaissons le type d'énergie qui est envoyé pour adombrer l'humanité d'une vibration un peu plus christique, plus profondément christique que dans les autres âges. Et comme nous savons aussi ce que sont les hommes sur la Terre, comme nous les voyons vivre, nous les voyons penser, nous les voyons créer des formes et des couleurs, nous savons très bien que, même en les préparant, il y aura une énorme quantité de gens qui ne croiront pas ou qui ne voudront pas s'aligner et qui, malgré tout notre amour à essayer de leur faire comprendre cette nécessité, malgré tout cet amour, eh bien ils partiront, exactement comme des arbres et des fœtus de paille sont emportés dans un ras de marée.
Et il ne faut pas avoir peur. Il ne faut pas vous dire tout de suite : "Mais est-ce que moi je suis assez aligné ? Est-ce que moi je vais pouvoir résister au ras de marée de l'énergie ?"
Ne soyez pas en souci pour vous même, car s'il y a en vous une quelconque réaction de souci, automatiquement vous allez générer un manque d'alignement. Eh oui !
Dès que vous allez vivre un sentiment qui est faux, qui est négatif, comme la peur ou la crainte, vous allez automatiquement vous désaligner de l'âme.
Car qu'est ce que l'âme ?
L'Âme
L'âme, elle, au contraire, est toute Éternité, tout Amour, tout Sacrifice, toute Beauté, toute Bonté, toute Force.
Donc, sitôt que vous, dans votre plan physique, vous commencez à avoir peur par exemple, vous êtes donc le contraire de votre âme, cette âme qui est toute Force. Si donc vous vous mettez à être le contraire de votre âme, ne serait-ce que pendant une minute ou une heure ou un jour, vous vous désalignez, exactement comme l'aiguille d'une montre tourne et se décale du midi, immanquablement.
Ce qu'il faut, donc, pour être un disciple authentique, pour servir à quelque chose dans l'âge qui doit arriver et qui va arriver, et pour faire partie à votre manière de cet âge-là, si vous voulez y vivre, ce qu'il faut donc c'est vous positionner complètement dans les valeurs de l'âme.
Il faut vous positionner complètement dans les valeurs de l'âme.
C'est ce que j'essaye de faire comprendre aux hommes.
Je ne veux pas plus. Je ne veux pas vous apporter, ni l'enseignement, ni les mystères, ni des secrets, ni de grands pouvoirs, ni même vous apprendre la méditation ou les mantras ou la respiration. Je veux simplement, quelque part, déclencher en vous la conviction absolue, ferme, solide et indestructible que vous devez et que vous pouvez être l'âme et que vous pouvez complètement basculer dans les valeurs de l'âme !
Et, ensuite, tout ce que vous connaissez comme enseignement, tout ce que vous connaissez comme prière et aussi tout ce qui viendra dans le futur - car de nombreux renseignements viendront dans le futur à ce propos - ensuite vous pourrez travailler avec ces matériaux. Mais avant, non, vous ne pourrez rien faire !
Tant qu'un homme n'a pas décidé d'être les valeurs de son âme, d'être la puissance de son âme, le rayonnement de son âme, il aura beau prier matin, midi et soir, méditer sans arrêt, sans dormir, sans manger, il ne deviendra jamais un saint, jamais un disciple !
Car c'est comme quelqu'un qui décide d'aller, par exemple, de l'autre côté du monde à vélo, mais qui a complètement oublié de mettre les roues à son vélo, et qui fait du surplace dans son salon en se disant : "Mais quand est-ce que je vais arriver à Katmandou ? Voilà déjà cinq ans que je pédale ! Qu'est-ce qui m'arrive ?"
Et combien de gens rencontrons nous comme cela, dans les groupes, dans les groupes ésotériques, dans les écoles ésotériques, dans les églises, ou tout simplement face à leurs livres de philosophie et qui se lamentent parce qu'ils se disent : "Eh bien voilà 10 ans, voilà 15 ans, voilà 20 ans que j'essaye de prier, que je prie, que je médite, que je philosophe, et je n'ai pas rencontré Dieu ! Non. Je ne sais même pas ce qu'est mon âme, je n'ai même pas senti sa Lumière ! Je n'ai rien connu, rien vu ! Qu'est ce qui m'arrive ? Et pourquoi à moi ? Pourquoi est ce que rien n'arrive ?"
Alors le disciple se dit : "S'il ne m'arrive rien, c'est que je dois recevoir une initiation pour commencer mon travail !". Alors il se met à la recherche du Maître. Et, ainsi, il y en a qui, à travers les âges - et pas simplement aujourd'hui, dans l'époque que vous vivez, cela a toujours existé - il y en a qui se précipitent aux pieds des gourous de toutes sortes, ou au pied des prêtres, ou au pied même de leur voisin, du moment qu'ils peuvent ressembler à Dieu. Parce qu'ils ont besoin absolument de croire en quelque chose d'extérieur et en une intervention extérieure, en une bénédiction extérieure, en une initiation qui va les sauver, leur donner l'énergie pour les aider. Et ainsi on voit tout autour de la Terre, eh bien, de nombreux disciples, parfaitement potentiellement disciples, qui se mettent à tourner, tourner, tourner, tourner autour de la Terre. Si bien qu'entre eux ils finissent même par se rencontrer et à s'étonner de se trouver sur la même route. Ils se disent :
Et alors, le disciple qui n'est pas assez fort commence à soupçonner que, peut-être, les Maîtres, ma foi, n'existent pas. Que, peut-être, c'est une folie mystique de quelques illuminés mais que le Maître n'existe pas vraiment, ou que, s'il a existé, dès qu'il s'est trouvé illuminé, il est parti très loin dans le fond du cosmos en laissant les hommes à leur histoire.
Et il se met à perdre la foi, il se recroqueville, il sèche comme une potiche trop cuite, il sèche. Et on a beau mettre de l'eau à l'intérieur, pas moyen ! Comme une passoire il perd tout, et il se met à pleurer. Et dès qu'il pleure, pour lui, la dépression commence.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Est-ce le Maître qui est dur ? Pas assez tendre ? Qui ne vient pas ? Sont-ce les écoles qui ne sont pas assez performantes ? Qui ne proposaient pas des exercices suffisamment bons pour illuminer l'individu, pour lui prêter des expériences spirituelles ? Est-ce "la fin des temps" qui veut que plus rien ne va comme il faut ?
On peut accuser toutes ces choses extérieures, c'est certain. Comme celui qui n'est pas content de lui-même dira toujours que c'est à cause de son père ou à cause de son patron ou à cause de sa femme, mais en fait il se déteste lui même avant tout.
Qu'est-ce qui ne va donc pas chez ce disciple ? Qu'est ce qui n'a pas été dans sa démarche ?
Tout simplement parce que, en appartenant à son école, il a lu patiemment, il a lu méthodiquement et il était très soigné il soulignait chaque mot il essayait de repérer même les phrases [...]
[...] mais essayez, au contraire, de dépouiller l'esprit pour essayer de mettre à jour certaines intuitions.
C'est ce qui fait que dans les écoles ésotériques il y a tant de déchets, tant de gens qui partent mécontents parce qu'ils n'ont pas eu d'expérience, parce qu'ils n'ont pas avancé. Parce que même, au contraire, ils se sont peut-être abîmés dans le désespoir. C'est parce qu'ils allaient faussement, d'un pas faux, dans l'école.
Ils se sont dit : "Je vais à l'école, je vais apprendre, je vais être initié, je vais recevoir, je vais faire les exercices et je vais rencontrer."
Faux, faux, faux !
Quand vous êtes face à un livre de philosophie, il ne vous est pas proposé de philosopher. Quand vous êtes face à un livre de philosophie, vous devez au contraire apprendre à dépouiller la pensée. C'est ce que vous propose la philosophie.
Dépouiller la pensée
Et en dépouillant cette pensée, eh bien un jour, exactement comme un bourgeon explose, un jour naît une intuition, un flash, un déclic.
Et cela, la philosophie n'en parlait pas, parce que la philosophie n'était que l'instrument pour préparer cette intuition, pour préparer ce déclic. Ce n'était pas du tout le fruit qui allait apporter le déclic.
Donc il faut que tous ceux qui lisent se détournent de leur méthode actuelle de lecture et n'essaient pas de philosopher. À moins qu'ils soient très contents de philosopher, alors là qu'ils continuent. Mais s'ils essayent par la science, par la connaissance, de rencontrer les concepts, alors il faut qu'ils laissent là leur méthode de lecture et qu'ils voient plutôt dans la philosophie une façon de dépouiller leur mental.
Comment aborde-t-on un livre ou une connaissance quand on attend d'elle qu'elle dépouille le mental ? Car on ne peut pas le faire n'importe comment.
C'est quelque chose de très simple.
Quand vous lisez, il ne faut pas que vous essayiez de comprendre. Il ne faut pas non plus que vous essayiez de mémoriser pour savoir. Comme s'il y avait un examen au bout de la route au portail initiatique.
Vous devez simplement essayer, par les renseignements qui vous sont donnés, et je dirais plutôt par la grandeur d'esprit qui est clamée par un chapitre de philosophie, vous devez essayer de monter à cette même grandeur d'esprit.
Par exemple, quand vous lisez, que ce soit dans la Bible ou dans un quelconque écrit d'un saint ou d'un illuminé, quand vous lisez que tout est Amour, que vous devez vous aimer les uns les autres, que tout est la manifestation, la substance de l'Amour.
Que fait le disciple qui ne comprend pas le rôle de la philosophie, de l'enseignement écrit ou parlé ? Eh bien ce disciple-là se dit : "Eh bien, je rentre la notion dans mon ordinateur, je mets la notion dans ma mémoire et il faut que je me rappelle dès demain que tout est amour, que je dois aimer tout le monde et surtout que je m'en souvienne, que je m'en souvienne, que je m'en souvienne ! Car hier je me rappelle que si finalement j'ai battu mon enfant ou si j'ai mal répondu à mon voisin, c'est parce que je ne me suis pas souvenu que je devais être amour."
Ce comportement est complètement ridicule !
Croire que l'on n'a pas été hier amour parce que l'on n'a pas eu le réflexe de se rappeler qu'il faut être amour avec son voisin est une chose complètement aberrante. Et pourtant beaucoup de gens le pensent. Beaucoup de gens se disent : "Eh bien aujourd'hui je vais être amour, aujourd'hui, je vais être patience et il faut que la chose me tienne toute la journée. Il faut que je m'en rappelle, que j'ai le réflexe de l'être toute la journée."
Bien sûr c'est mieux de faire cela que de ne rien faire, mais ce n'est pas faire la chose juste. C'est donc perdre de l'énergie, ne pas rencontrer de résultats et donc se désespérer et peut-être même au bout du chemin laisser tomber complètement l'exercice.
Quand la Bible vous dit "soyez amour, aimez-vous les uns les autres", quand les saints vous rappellent cette chose-là, il ne faut pas rentrer la notion dans votre cerveau, il ne faut pas essayer de vous en rappeler demain et de vous précipiter chez tous les fleuristes pour acheter des fleurs pour toutes vos amies ou pour toute votre famille ou toutes vos secrétaires.
Il vous suffit simplement de prendre la phrase comme un paysage.
Lorsqu'on est face à des mots, l'homme se dit : "Ca c'est pour entrer dans le cerveau, le mot concerne le cerveau, je mets le mot dans le cerveau, dans la mémoire et la mémoire me ressortira la notion." Mais ça c'est une façon robotique d'entrevoir la spiritualité, ce n'est pas du tout une façon vivante et authentique.
Pour donc essayer de capter l'enseignement qui se trouve dans un mot, il faut regarder le mot comme un paysage. À ce moment-là seulement il va pouvoir y avoir une communion entre l'esprit du mot ou l'esprit de la phrase et votre propre esprit.
Quand vous êtes face à un tableau, une peinture et que vous regardez intensément, profondément, vous sentez bien ce que je vous explique en ce moment. Vous sentez bien qu'il se passe une communication, une communion entre le paysage, l'âme du paysage et votre âme et que soudain vous êtes envahi par l'âme du paysage.
Si vous êtes face à une nature morte qui vous inspire le calme, la douceur, des parfums très doux et une pluie qui glisse tranquillement sur des tuiles, automatiquement vous basculez dans cette scène et vous vivez cette scène comme si vous y étiez. Pourtant, vous êtes simplement face à une toile.
Avec le mot peut se passer la même chose, mais il ne faut pas lire avec la tête, il faut aussi regarder avec l'âme, regarder avec les yeux, regarder avec le coeur.
Il ne faut pas lire avec la tête, il faut aussi regarder avec l'âme, regarder avec les yeux, regarder avec le coeur.
Dans un premier temps, pour savoir ce que disent les lettres, lisez avec le cerveau et ensuite contemplez la phrase avec le coeur. Contemplez, comme un paysage.
Essayez donc de contempler ce que vous dit cette phrase du Christ :
"Aimez-vous, les uns, les autres !"
Essayez à un seul instant de contempler ce paysage.
Ne vous dites pas comme vous le faites d'habitude : "Je mets la chose dans mon cerveau. Oui, je le sais, tous les Maîtres disent cela et ça fait plus de 2000 ans que ça dure ! Même en Atlantide, je parie que les prêtres devaient déjà le dire et on entend toujours la même chose, mais, nous, on veut du nouveau ! On veut la Doctrine Secrète, on veut l'explication des mystères, on veut l'explication de toutes les énigmes !".
Mais l'énigme c'est justement cela !
Ce n'est pas savoir ce qu'est le feu cosmique, ce que sont éventuellement les chakras de la Terre. L'énigme c'est cela, c'est comprendre ce que veut dire : "Aimez-vous, les uns, les autres".
C'est avant tout cela l'énigme !
Et il faut percer ce premier secret d'abord. Car s'il est le premier secret, il est en même temps le secret qui contient tous les autres secrets : l'Amour !
Non pas parce que l'Amour est ce qu'il y a de mieux à vivre, non pas parce que l'Amour doit sauver la Terre et qu'il faut enfin se remettre à parler d'Amour.
L'Amour
Je parle d'Amour alors que ma nature est la Force pourtant, mais je sais que ma Force n'existe pas si, en même temps, il n'y a pas une profonde conscience et connaissance de l'Amour et de l'état de l'Amour. Rien n'existe sans cette notion, absolument rien !
La Force elle-même n'existe pas sans l'existence d'abord de l'Amour.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que dans les phénomènes vibratoires, dans le développement spirituel et aussi dans tout le déferlement des énergies, la première vérité, la première porte qui donne accès à toutes les autres portes, cette première porte c'est l'Amour.
Il faudrait donc essayer de capter ce qu'est l'Amour, pour comprendre ensuite ce qu'est la Puissance, ce qu'est le Pouvoir, ce qu'est l'Avenir, ce qu'est le Karma, ce qu'est la nature de la Terre, ce qu'est un Logos, ce que sont les feux cosmiques, ce que vous êtes quand vous êtes dans vos chaussures ou dans votre chambre, dans votre voiture en train de faire la queue...
Qu'est ce qui se passe là ?
Est ce que vous vous êtes jamais demandé au moment où vous étiez arrêté à un feu rouge, est ce que vous ne vous êtes jamais demandé soudainement face à cette vie qui paraît, ma foi, somme toute assez bizarre ? Il y a des feux rouges, des croisements, des gens qui klaxonnent, des piétons qui passent, des petits qui reniflent, des mamans qui crient, des gendarmes qui font la circulation, des avions qui passent, des métros qui grincent. Et au milieu de tout cela, est ce qu'il ne vous est pas arrivé, un instant, à avoir l'impression de planer et de vous demander :
"Mais qu'est ce que je fais ici ? Mais qu'est ce que c'est tout ce déferlement d'action ? Mais qu'est ce que c'est tout ce bazar, en fin de compte ? Mais qu'est ce que je suis ? Qu'est ce que je fais là ? Ce métro qui passe, je le vois, mais quel rapport avec la vie ? Cette femme qui amène ses gosses à l'école, qui les fait passer exprès dans le passage pour piétons, qu'est ce que cela a à voir avec la vie ? Et l'homme qui a dessiné sur le goudron le passage clouté pour les piétons, qu'est ce que cela a à voir avec la vie, la vraie vie ? Et le mécanicien, l'industriel qui a créé l'avion qui est en train de passer au-dessus de ma tête, qu'est ce qu'ils avaient à voir ? Qu'est ce que cette action avait à voir avec la Vraie Vie ?"
Stop !
On arrête tout, on efface tout, on n'entend plus rien.
Un instant cosmique a lieu.
L'homme, enfin, essaie de situer sa vie cosmique à l'intérieur de sa vie sociale et physique.
Tant qu'il croyait que le bus était une chose naturelle, tant qu'il croyait que le passage clouté était chose naturelle, tant qu'il l'avait accepté, parce que depuis tout petit, eh bien, il marche sur le passage clouté. Tant qu'il avait accepté les avions, les bateaux et tout ce qui existe comme autant de choses naturelles, comme existent les arbres, comme existent les pingouins, les baleines ou les dauphins, tant qu'il avait accepté tout ce paysage extérieur, tout ce décor comme naturel, il ne pouvait pas se poser la question.
Or, dès qu'il commence à se rendre compte que finalement, eh bien, tout cela n'est qu'un décor, que le métro qui passe est quelque chose qui pourrait très bien ne pas exister, que l'avion qui passe pourrait éventuellement ne pas exister, et que de toute façon s'ils existent, ce n'est pas parce qu'ils ont un rôle cosmique à jouer.
À partir de ce moment-là, on peut dire que c'est son âme qui prend conscience d'elle-même et qui précipite la question dans la conscience de la personnalité.
Pour qu'enfin l'individu s'aperçoive qu'il est projeté dans un décor, qu'il est projeté dans un rêve, mais qu'il a le pouvoir de ne pas croire ce rêve et de le vivre uniquement comme un instrument d'évolution et non pas comme sa véritable nature et son véritable milieu de vie.
Tant qu'un homme ne se différencie pas du décor de la société, tant qu'il ne se pose pas la question, il ne peut pas arrêter de rêver avec et par ce décor. Sitôt qu'au contraire toutes ces choses lui apparaissent comme plus ou pas naturelles du tout, cela veut dire qu'il est prêt à commencer le Chemin.
Cela veut dire que, quelque part, il prend conscience de sa véritable nature.
Prendre conscience de sa véritable nature
Quand il commence à prendre conscience de sa nature, c'est le moment où justement il doit adopter une attitude juste.
Avant cela n'avait pas d'importance en fait, même s'il croyait en Dieu cela n'avait pas d'importance. Qu'il y croit mal, qu'il prie mal, cela n'était pas important. Il était dans le cocon de la Nature, il ne risquait rien.
Mais si tôt qu'il commence à vouloir monter dans l'échelle cosmique, alors là il doit apprendre à avoir l'esprit juste, la pensée juste, la vibration juste.
L'esprit juste
Sinon il risque d'être fort malheureux, parce qu'il n'est plus dans le cocon de la Nature, mais il n'est pas encore un grand oiseau maître de lui-même. Et alors il est comme une âme en peine entre deux mondes, sans plus pouvoir vivre le monde des hommes mais sans pouvoir vivre encore le monde des dieux.
Et il devient fou ! Et il sait qu'il n'est plus un homme mais il sait aussi qu'il n'est pas encore un maître ou un dieu. Et il se déteste pour ne plus être ni l'un, ni l'autre, et surtout pour ne pas être encore un dieu.
Et alors il y a comme cela des disciples qui commencent à sortir leur rage d'évoluer, car c'est bien de la rage qu'ils y mettent. Ils se disent : "Je veux évoluer, je veux évoluer, je veux évoluer !". Et ils font des heures et des heures de méditation, des exercices poussés de hatha yoga, de respirations. Ou bien ils courent partout chercher une épreuve, un test spirituel pour prouver qu'ils sont forts. Ils se forcent à ne plus commettre des choses sensuelles, ils se privent même de manger, pour prouver qu'ils ne sont plus attachés à la matière. Et puis, un beau jour, pris dans ce délire, eh bien ils tombent épuisés, complètement défaits, parce que cette façon d'avancer n'était pas juste.
Certes il est douloureux d'être pendant un temps entre ces deux mondes. Mais si le disciple, très vite, en écoutant la parole des Justes, en écoutant la parole des Maîtres et surtout en essayant de percer l'esprit de la parole, si donc ces disciples-là, très vite, essayent d'adopter l'esprit juste, ils ne restent pas entre deux mondes.
C'est tant que vous avez une notion fausse, que ce soit à propos de la Matière ou à propos de Dieu, c'est tant que vous avez cette notion fausse que vous êtes entre deux mondes.
Car vois-tu, cher frère, si tu ne crois pas ou si tu ne crois plus aux mensonges de la Terre, cela ne veut pas dire que tu es capable déjà d'être la Vérité du Ciel. Parce que les mensonges de la Terre laissent toujours une trace quelque part, déforment l'esprit. Il faut donc apprendre à penser, comme je l'ai dit au début de cette séance : apprendre à penser.
Apprendre à penser - Philosophie
Et la philosophie ne vous a été donnée que pour ça. La philosophie ne vous a pas été donnée pour vous donner des renseignements, pour faire de vous des êtres capables de manipuler très haut la substance mentale. La philosophie vous a été donnée pour vous apprendre à penser, de façon à éliminer tous les concepts qui ne sont pas divins.
Mais encore, pour avoir la pensée juste, faut-il regarder l'esprit de la parole comme un paysage. À ce moment-là, l'intuition s'éveille dans votre cœur. Et c'est cette intuition qui vous donne la notion juste. Ce n'est pas autre chose.
C'est pour cela qu'à un moment donné, eh bien, ceux qui lisent peuvent même brûler tous les livres. Cela ne sert à rien s'ils lisent les livres. Même leur discernement n'est pas plus formé pour cela.
Le Discernement
Beaucoup de personnes disent : "Eh bien, mais il y a quand même du bénéfice à apprendre des choses, à lire des livres, à connaître l'ésotérisme, car l'on développe le discernement." C'est vrai. C'est vrai, on développe le discernement, mais uniquement, en fait, si le discernement existe déjà chez l'individu. On ne peut jamais développer le discernement chez quelqu'un qui ne possède pas un terrain. Et chez ces individus-là (qui ne possèdent pas assez de discernement), lire servira uniquement à gonfler leur intellect, à surcharger leur mémoire.
Qu'est-ce donc qui va permettre le discernement ? Si le discernement ne vient pas de la connaissance que peut apporter un livre ou une parole, d'où vient le discernement ?
Le discernement est une maturité, une maturité de l'âme avant tout.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Eh bien, cela veut dire qu'à force d'expériences, l'âme, qui prend tout le fruit des actions de la personnalité, l'âme va pouvoir se constituer des robes de plus en plus brillantes.
Et c'est cette brillance qui, ensuite, par réflexion, va constituer au niveau de la personnalité ce que l'on appelle le discernement.
C'est pourquoi il ne sert à rien de critiquer les gens qui se trompent, de se moquer des gens qui se trompent ou bien de les gonfler, de les surcharger de connaissances livresques, en espérant qu'ainsi ils auront du discernement.
Ils n'en auront pas s'ils n'ont pas fait d'expériences.
Et c'est pour cela que la Terre a été inventée, voyez-vous.
Pourquoi est-ce que le Logos, est-ce que Dieu, est-ce que les Maîtres se seraient fatigués à inventer un plan physique, à inventer des nations, à mettre au point des races, à surveiller toutes les civilisations, avec tout ce que cela comporte de bien et de mal ? Pourquoi est-ce que tout ce monde se serait fatigué à créer tout cela, si lire un livre suffisait à évoluer les hommes et à leur apporter le discernement ?
Si cela était suffisant, eh bien, en ne descendant pas plus bas que l'Astral tous les hommes pourraient devenir éliminés. Je vous le dis !
L'Akasha
Car dans l'Astral il y a des immenses bibliothèques. Il y a tout d'abord toute la connaissance qui vient non pas simplement de la planète Terre mais aussi de tout le système solaire et même de toutes les autres galaxies. Tout est consigné, exactement comme un code génétique est consigné dans le gène, dans une cellule qui va ensuite constituer un homme. Et, à cause de cela d'ailleurs, une planète n'est jamais constituée au hasard, ni de façon tout à fait vierge.
Ce que l'on appelle en fait l'Akasha, la mémoire astrale de toutes les connaissances et de tous les développements vibratoires des précédentes d'humanité, que ce soit dans ce système solaire ou tant d'autres, cet Akasha constitue le code génétique de l'humanité qui va naître sur une planète physique. Mais nous n'allons pas parler de cela ce soir.
Si donc s'instruire était suffisant pour développer le discernement, qui donne lieu, ensuite, à une certaine voie initiatique, eh bien les hommes se seraient contentés de lire dans les bibliothèques du monde astral.
Cependant ce n'est pas la lecture qui apporte le discernement, la maturité, c'est l'expérience.
C'est l'Expérience qui apporte le Discernement.
C'est pour cela qu'il vaut mieux que vous soyez heureux que quelqu'un se soit trompé en expérimentant, car alors il a beaucoup plus appris, même s'il ne s'en rend pas compte maintenant. Quand il fera le bilan de l'autre côté, après son décès, cette personne se rendra compte de ce qu'elle devait apprendre.
Il vaut mieux donc, en fait, proposer des expériences que de proposer toujours et systématiquement des enseignements, qu'ils soient écrits ou oraux. C'est pour cela que la Terre existe.
Parce que sur la Terre il y a quoi ? Il y a l'Expérience, il y a le face-à-face avec l'Autre, avec la Nature, avec la Société. C'est cela en fait le terrain de l'évolution.
C'est pour cela que vous, disciples, et Dieu sait qu'il y en a de nombreux à travers le monde, vous ne devez pas rejeter la Société, refouler la Société, vous mettre en marge de la Société et ne plus avoir rien à faire avec les autres hommes, parce que vous vous privez ainsi du seul terrain d'expériences possible !
Quand un disciple - parce qu'il a la rage d'évoluer, parce qu'il veut absolument avancer, il veut absolument son initiation - quand un disciple, ainsi, se détourne, par exemple, des femmes, parce qu'il se dit : "La femme ou la relation avec la femme n'est pas quelque chose de spirituel, c'est sensuel, ce n'est donc pas divin. Je vais m'en passer ! La gourmandise, c'est pareil ! À partir de demain je vais manger la même chose tous les jours, pour essayer de casser ma relation avec la gourmandise.", et ainsi de suite avec tout ce qui constitue la vie de l'homme. Eh bien cet individu, bien qu'il soit juste dans sa démarche, marche faussement parce qu'il y va avec un esprit faux.
L'ascèse cependant est toujours bonne, mais l'ascèse ne porte ses fruits que si une attitude juste est connue et conçue dans l'esprit.
L'ascèse ne porte ses fruits que si une attitude juste est connue et conçue dans l'esprit.
Vous qui, par exemple, faites des exercices respiratoires dans le but de développer un de vos chakras, vous n'y arriverez absolument pas à le développer ce chakra. Vous pourrez peut-être propulser de l'énergie, il y aura une explosion, vous serez malade, mais vous n'arriverez pas à développer ce chakra. Pourquoi ? Parce que vous travaillez dans votre esprit pour développer le chakra.
Par contre, si vous faites cet exercice respiratoire pour aligner vos énergies, pour vous rendre un petit peu plus communicatif avec le divin, avec votre âme et qu'ensuite vous accueillez l'ouverture du chakra, alors là le chakra s'ouvre.
Pourquoi ?
Est-ce que toute la différence est dans l'intention ? Non. Mais pourtant, la différence qu'il existe dans ces deux intentions, cette différence révèle une nature d'esprit complètement différente, et c'est ça qui va permettre, justement, l'ouverture du chakra.
L'Intention
Quelle est donc la différence d'état d'esprit entre celui qui accueille l'ouverture de son chakra et qui fait les exercices pour ça et celui qui veut provoquer l'ouverture de son chakra ?
Pourtant, les deux font exactement la même chose : vous mettez Paul et Pierre l'un face à face et vous les regardez faire toute la journée, ils feront la même chose. La différence n'est que dans l'intention. Mais pourquoi cette différence est capitale ?
Non pas parce que cela démontre la grandeur de l'âme de l'individu, la sagesse toute humble de l'individu. Les Maîtres se moquent de la sagesse, les Maîtres se moquent de l'humilité, quand cette sagesse et quand cette humilité ne sont que de pâles copies de ce qui existe vraiment en tant que Sagesse et Humilité.
La différence, donc, qui va permettre l'ouverture ou maintenir la fermeture, c'est que celui qui fait l'exercice, et qui le fait très volontairement mais qui ne désire pas l'ouverture du chakra et qui va l'accueillir, celui-là ne crée pas de personnalité. Au moment où il fait son exercice, pendant tous les jours où il est en exercice, sa personnalité n'existe pas. Seule son âme demeure et essaye de modeler sa matière. Et elle y arrivera à ce moment-là, car la personnalité n'existe plus.
Cependant que chez l'autre qui désire ouvrir le chakra, chez celui-là la personnalité existe. Et tant que la bouteille est pleine, on ne peut pas la remplir puisqu'elle est déjà pleine.
L'Âme et la Personnalité
Essayez de concevoir le corps comme une bouteille.
À l'intérieur de ce corps, il y a une psychologie primaire que l'on appelle Personnalité et puis il y a une conscience supérieure que l'on appelle l'Âme.
Cette conscience primaire est due, dans les débuts de l'évolution, à un manque d'évolution justement, à un manque d'adombrement de l'âme sur sa matière et dans sa matière. Alors, pour que ce corps ait quand même une réalité, ait quand même une vie, eh bien il y a constitution d'une personnalité.
La personnalité est donc quelque chose qui ne vient pas de l'âme, comme une projection de l'âme. La personnalité est quelque chose qui est dû uniquement au physique et aux automatismes d'une culture.
La Culture
C'est pour cela que, par exemple, un blanc ne va pas aimer un noir, ou qu'un anglais ne va pas aimer un hindou, et etc. vis-à-vis de toutes les races, de toutes les différences. Comment cela se fait-il ?
Interrogez-vous sur cette réalité !
Est-ce parce que, finalement, dans l'homme il y a immanquablement et toujours un fond de haine ? Non, absolument pas.
C'est tout simplement parce que, au début de la vie, au début de l'évolution, la personnalité, ou ce que l'on appelle personnalité, est constitué tout simplement par un agrégat de la génétique des parents, de la génétique de la nation - car cela existe, soit de la race - et toute la culture. Ce qui fait qu'automatiquement l'individu étant une somme de données, un peu comme un robot en fait. La fille est comme sa mère ou le fils est comme son père et le français parle et pense comme tous les français, le suisse parle et pense comme tous les suisses, l'américain parle et pense comme tous les américains.
Lorsque l'on prend une personnalité qui est donc la somme de toutes ces données - qui ne sont pas du tout naturelles, qui sont des données exactement comme des données mathématiques - il est donc normal que lorsque l'on va mettre deux individus dont la culture n'arrive pas à synthétiser et dont le passé peut-être n'est pas forcément plein d'amour, automatiquement ces deux individus ne vont pas s'aimer et le racisme s'installe. Mais est-ce que cela veut dire que l'homme est raciste fondamentalement ? Non ! Je l'affirme : l'homme n'est pas raciste !
Cependant la personnalité ou l'homme, tant qu'il est tout simplement l'agrégat, le ramassis de données culturelles, de données religieuses, de données de l'histoire de sa famille, tant qu'il n'est que ce ramassis-là, comme un robot face à certaines situations, face à certaines personnes, il va ressortir automatiquement toutes ces données. Et il va se dire là : "L'histoire de mon pays m'indique que ce peuple n'est pas bon.". Et automatiquement un tel peuple n'aime pas l'autre peuple, et ainsi de suite.
Et l'on peut écrire comme cela des romans tels que Roméo et Juliette. Deux familles qui, bien des siècles après la première histoire, ne savent plus pourquoi ils se battent mais ils se battent encore. Ça c'est leur vérité : se battre.
Il y a comme cela des peuples qui gardent ce système d'automatisme.
Un peuple est bien connu pour cela, par exemple le peuple corse, qui, il n'y a pas si longtemps, vivait complètement d'après ce code. Ton père a été humilié alors toi, le fils, tu humilieras le fils du fils du père. Et toi le petit-fils, tu humilieras aussi le petit-fils du grand-père qui a humilié ton grand-père. Et ainsi de suite, sans qu'il y ait possibilité de casser, de changer l'histoire.
Tout simplement parce que tant que l'homme n'est pas assez évolué, il travaille exactement comme un ordinateur. On lui met des données dans le cerveau et le cerveau ressort ces données. Et ainsi toutes les émotions, ensuite, sont vécues au niveau de ces données qui ont été extériorisées.
Pour qu'un homme soit libre, pour qu'une société soit nouvelle, pour qu'un monde puisse être nouveau, il faut casser ces données, il faut casser cette culture. Culture qui vient soit de la famille, soit de la nation, soit de la religion, soit de la guerre aussi. Il faut casser toutes les cultures.
La culture est ce qui casse en premier d'ailleurs, avant même la religion quand on change de monde, quand l'on change d'âge et d'ère. Pourquoi la culture d'abord ?
Parce que la culture c'est ce qui tient l'esprit de l'homme. La culture c'est ce qui en fait ressemblerait quelque part au pouvoir de la vie collective et de l'inconscient collectif d'une nation ou d'un groupe humain, au pouvoir, donc, de cette vie collective sur les individus.
Il y a un jour où ce pouvoir est retiré. Ceci est dans le pouvoir du Maître. C'est le Maître qui actionne cette chose. C'est le Maître qui donne au subconscient collectif à l'entité que composent justement tous les individus rassemblés, à l'entité collective qu'ils composent. C'est le Maître qui donne le pouvoir à cette entité collective de pouvoir créer une culture et de maintenir les individus dans cette culture. Et c'est lui aussi qui retire le pouvoir à cette vie collective de continuer à être collective.
C'est à ce moment-là que tous les mœurs commencent à déchoir. Du moins c'est ce que l'on croit vu de l'extérieur. Tout le monde se dit, en s'arranchant les cheveux, en criant, en hurlant, en se lamentant, en ayant peur. Tout le monde se dit : "Mais rien ne va plus ! De génération en génération tout s'en va. Les mœurs sont tombés complètement à zéro. Les enfants critiquent leurs parents. On ne va plus à la messe. On ne croit plus en Dieu et quand on croit en Dieu c'est de façon très bizarre. On fait des séances spirites pour appeler les esprits. On fait toutes sortes de choses qui n'existaient pas avant quand tout était bien rangé. Quand l'église était au milieu du village. Quand le grand-père était au bout de la table et donnait l'ordre avec sa cuillère de commencer le repas. Là c'était beau, tout était rangé, j'étais en sécurité. Maintenant j'ai peur !"
Pourquoi est-ce que tout casse ?
Les gens qui ne connaissent pas suffisamment le développement, le déroulement des énergies et le pourquoi de certaines actions de ces énergies, les gens vont se dire : "Eh bien c'est que l'humanité est en décadence. Cette race finalement est arrivée à son bout et à son but. Elle ne vaut plus rien. D'ailleurs il n'y a qu'à voir comme les maladies recommencent et de plus belle, encore plus fort qu'autrefois. Il n'y a qu'à voir comme tout s'étiole même en politique et en économie. Cela veut dire que la race est finie !"
Cela ne veut dire ni que la race est finie, ni que les maîtres ne tiennent plus le monde, ni que Dieu n'est plus aimé comme il doit être aimé, ni que les hommes deviennent fous. Cela veut dire tout simplement que l'on casse le moule.
Casser le moule de la culture
Or quand on casse le moule, les hommes qui ne peuvent pas vivre autrement que dans un moule commencent à avoir peur. Il n'y a plus de religion, il n'y a plus de morale, il n'y a plus de sécurité économique, il n'y a plus de valeur. Même l'art lui-même semble devenir fou ! Cela devient tellement abstrait que finalement on ne comprend plus rien. Tout semble terminé.
Forcément pour un artiste qui vit au moment où l'on casse le moule, eh bien pour cet artiste-là, il ne va plus rien avoir à peindre, plus rien avoir à écrire, plus rien avoir à composer, car il n'existe plus rien véritablement si l'artiste vit uniquement au niveau du moule.
Par contre s'il est déjà un être de Liberté, s'il a cassé le moule lui aussi, mais pour être l'exemple divin, pour être l'image divine, alors il aura toujours quelque chose à dire, à peindre et à composer. Et les disciples du monde entier rencontreront toujours le Maître qui sera capable de les initier. Et même s'il n'existe plus aucune école sur la Terre, même s'il n'y a plus de méditation, de prière qui sont données, ils auront toujours à l'intérieur d'eux-mêmes, la notion qui les conduira à faire une vraie méditation, une vraie prière.
Même si, dès demain, sur la Terre il n'existe plus rien, je vous le dis, s'il n'y a plus de curés, s'il n'y a plus de disciples, s'il n'y a plus d'initiés, s'il n'y a plus d'écoles, si même il n'y a plus de langage possible, si les hommes oublient qu'ils aient un jour parlé, l'initiation est encore possible.
Seulement il faut pour cela que l'homme comprenne que sa psychologie est toute investie dans ce moule et c'est cela le pas le plus difficile à franchir pour le disciple, car on ne peut pas être disciple avant cela, avant en fait d'être dépersonnalisé de l'image de masse.
Avant d'être vous-même, il faut que vous appreniez à ne plus être tout simplement le ramassis de la culture de votre pays, ou le ramassis de l'histoire de votre famille ou de votre village, et ainsi vous serez vous-même. Et ensuite vous pourrez apprendre à ne plus être vous-même, cette Personnalité, pour être enfin l'Âme.
Il y a donc un état où l'homme est une vie collective, un état où il devient une vie individuelle, et un autre état où il devient une Vie Universelle.
Vie Universelle - vie collective
Pourtant la vie collective comme la Vie Universelle sont la même chose. Seulement dans la vie collective, l'individu n'a aucune présence de l'âme, aucune conscience divine alors que dans la Vie Universelle, il n'est qu'une âme et une conscience divine. Et ce n'est qu'en passant par l'individualisation profonde que cette vie collective va pouvoir devenir une Vie Universelle.
Cela paraît complètement contradictoire et pourtant c'est la vérité !
Cela paraît paradoxal mais c'est la vérité !
Donc quand un disciple essaye d'approcher le Maître, d'approfondir sa voie d'évolution, lorsqu'il essaye chaque jour - quand il se met en place pour la méditation ou la prière - quand il essaye d'être un bon disciple, ce qu'il doit avoir à l'esprit ce n'est pas de faire le mantra jusqu'au bout, ce n'est pas de tenir coûte que coûte que coûte l'heure tout entière, même s'il a mal au mollet, au genou, dans le dos ou s'il en a vraiment assez et que ça le démange partout. Mais non, il va rester là pour prouver au Maître qu'il maîtrise sa matière, qu'il a le dessus sur son corps, le dessus sur ses nerfs et que même si à l'intérieur de lui il y a un grand cri d'épouvante, parce qu'en fait il n'en peut plus, il reste là !
Et que fait le Maître lorsqu'il voit cela : il rit ! Le Maître rit et il se dit : "Mais qu'est ce qu'il fait celui là, qu'est ce qu'il fait encore, à quel jeu il joue ? En fait dans l'astral son corps s'égosille comme il n'est pas permis, ses bras s'agitent dans tous les coins, ses jambes gigotent, il faut voir commen ! Et il est là, en train d'essayer de contenir son corps physique, alors que dans l'astral tout va de travers !"
Car au moment où vous sentez que vous devez bouger, que vous avez envie de bouger, que vous ne tenez pas en place, c'est parce que quelque part dans votre corps astral, le membre astral a déjà commencé à bouger. Parce que soit vous étiez mal assis, parce que soit vous respiriez mal, parce que soit tout simplement vous n'êtes pas suffisamment capable de vous aligner pour tenir votre corps astral tranquille.
Car s'il est facile de coincer les pieds sous les fesses pour tenir assis, il est beaucoup moins facile de tenir le corps astral tranquille. Parce que le corps astral ne dépend pas uniquement de votre volonté, c'est là le gros problème des méditations et des disciples face à la méditation.
C'est pour cela qu'au cours des méditations souvent vous sentez que vous ne pouvez pas tenir, que vous n'arrivez pas à contrôler, que vous ne pouvez pas méditer plus loin. C'est l'impératif du corps astral.
Qu'est ce donc qui fait tenir le corps astral tranquille ?
Une chose simple, très simple, tellement simple que l'homme ne s'en aperçoit pas. Parce que quand il s'assoit pour méditer, il s'assoit avec tout sauf avec ça : L'intention, la foi.
La Foi
Cette foi qui donne l'intention juste, le calme juste, le centre juste.
Et qui permet, justement, dès que l'on est centré, de précipiter l'âme jusque dans la chair
À partir de ce moment-là, quand l'âme devient prédominante, le corps astral est comme pétrifié. Il s'aligne et il ne dit plus un mot - Il n'a pas intérêt d'ailleurs ! - Il devient, au contraire, un instrument magnifique d'émotions riches et très hautes pouvant justement faire inspirer des choses très nobles de la spiritualité. Comme la Compassion, c'est un exemple mais il existe bien d'autres émotions riches ayant une grande envergure spirituelle.
Pour donc centrer ce corps astral, puisque vous réussissez à faire tenir vos jambes physiques tranquilles, ensuite essayez de déclencher en vous la notion de la Foi.
Qu'est ce que je fais là ? Dites-vous ceci, posez-vous cette question.
Je suis là, face à l'autel, face à mes bougies, ma coupe d'eau, face à l'encens, qu'est ce que je suis en train de faire vraiment ? Mais vraiment et authentiquement ?
Si l'on pose la question à de nombreux disciples et qu'ils osent à répondre franchement, la plupart diront : "Eh bien, je suis là parce que je dois être là. Parce que c'est comme cela qu'on évolue. Parce que je dois méditer. Je dois faire mon heure de méditation tous les jours, parce que Dieu qui me regarde me jugera si je ne le fais pas, et ne m'ouvrira pas la voie de l'initiation."
Ce disciple-là ne méditera jamais. Il est même un cas désespéré pour nous. Il ne méditera jamais. Il ne peut pas ! Parce qu'il vient avec un grand bruit de casseroles pour essayer de méditer. Il dit : "je veux, je veux, je dois, je veux, je dois, je dois...", et dans l'Astral tout ceci résonne, et à force d'émettre cet écho, le corps astral s'énerve, il est irrité, il ne peut pas recevoir l'âme, car, quoi qu'on en pense, le corps astral n'a que ce but.
En fait si on lui laissait la paix avec le désir, si on lui laissait la paix avec les traumatismes et les complexes, il serait une coupe fantastique pour recevoir l'âme ! Mais au contraire on l'excite avec les désirs, on l'excite avec les fantasmes, avec les erreurs, avec l'aveuglement. Et après l'on dit que l'Astral est mauvais. Dès que l'individu extériorise une émotion, il dit : "Eh bien, celui-là est trop astral, décidement il ne sera jamais spirituel !". Mais c'est faux ! L'Astral est une très bonne chose quand l'Astral est pur !
Mais qu'est ce que cela veut dire avoir un astral pur ?
Avoir un Astral pur
Avoir un astral pur, cela ne veut pas dire que l'on a eu un jour un astral impur. Tout ce qui est pur peut être rendu impur dès que l'homme commence à mal agir, à mal penser et à ne pas savoir se guider.
Vous pouvez donc, dès demain - puisque tel est le souci, aujourd'hui c'est très à la mode, de parler de corps astral et de combattre l'Astral et de ne pas être sur l'Astral et de ne pas tomber dans l'Astral - vous pouvez donc dès demain être un corps astral pur, il n'y a pas d'obstacle, pas de condition à cela.
Il vous suffit simplement d'avoir chaque jour la pensée juste.
Si vous avez la pensée juste, vous aurez l'émotion juste. Et l'émotion n'est pas une mauvaise chose, c'est une belle chose quand elle est vécue de façon juste.
Donc quand vous vous asseyez face à vos bougies, que devez vous faire ?
D'abord installer confortablement votre corps physique, de façon à ce qu'il n'y ait pas de réticence à un moment donné. Et avant tout, soyez sûr que vous voulez vraiment méditer, que vous avez donc le quart d'heure, la demi-heure ou l'heure pour vous.
Ensuite, profondément intériorisez-vous, recroqueviez-vous sur vous-même, dans l'intention mais aussi dans le corps. Comme quand les prêtres et les nonnes se recroquevient pour prier plus silencieusement. Et essayez de déclencher en vous l'apparition de ce centre parfait d'équilibre. Ce centre parfait où il n'y a pas de bruit, pas de force, pas de mouvement. Dans ce centre-là, vous allez pouvoir sentir votre Foi.
La Foi en Dieu ou la Foi dans le Cosmos, la Foi dans la Lumière, la Foi en vous-même. Peu importe !
Et c'est au moment où vous aurez senti cette vérité, car c'est une vérité, c'est à ce moment-là seulement que vous allez pouvoir commencer votre exercice de méditation. Avant, méditer ne sert à rien.
Si vous arrivez comme un soldat ou comme un métronome qui va faire systématiquement ses 38 répétitions de mantras, ses 12 respirations, ses 3 postures de hatha yoga, ses 10 secondes de visualisation, cela ne marche pas.
Il faut amener l'âme à fleur de peau et l'on amène l'âme à fleur de peau en rentrant dans ce point qu'est le centre.
Et ce centre ne se situe pas quelque part dans un chakra [...]
[...] le choix des expériences, la possibilité d'expérimenter et ne jamais juger celui qui n'est pas évolué. Ne jamais juger celui qui n'est pas encore aussi développé que vous, qui ne s'intéresse pas à l'ésotérisme, qui ne pratique pas de méditation, qui ne pense à la matière. Ne jamais le juger !
Quand le Christ conseillait, sans état d'âme, quand il conseillait de ne pas vous juger les uns les autres, il ne parlait pas d'une grandeur d'âme que vous deviez obtenir, d'une grandeur d'esprit, d'une immense tolérance que vous deviez obtenir. Il parlait d'une Connaissance qu'il vous faut avoir pour être Juste, pour être un guide aussi vis-à-vis des autres et pour être un guide vis-à-vis de vous-même et pour pouvoir marcher vers l'initiation.
Juger n'a aucune réalité.
Car celui qui n'a qu'une jambe va forcément boiter. Alors pourquoi se moquer du fait qu'il boite ? Pourquoi êtes-vous aussi aveugle, aussi stupide, aussi infirme que lui en agissant par la moquerie ou par l'indifférence ou par le rejet de ces gens-là ? Vous êtes aussi boiteux que cet homme quand vous jugez cet homme n'être qu'un profane et que vous l'évitez et que vous le placez loin de votre intérêt.
Au contraire, si vous avez quelque part quelque chose qui marche et qui marche juste, approchez-vous de lui et essayez de lui faire comprendre qu'il a lui aussi deux jambes. Mais une est toute rétrécie, parce que c'est la jambe de Dieu, et qu'il peut et qu'il doit déployer la jambe de Dieu. Essayez de lui faire apprendre cette chose, de lui faire comprendre, au lieu de le juger, de le rejeter et de vous sentir ainsi vous-même, pauvre disciple, grand disciple, perdu et incompris dans un monde de profanes ! Comme pourraient déclamer les grands romantiques.
Combien de disciples se lamentent en disant cela ? Nous entendons tout ce que vous dites, nous écoutons aussi tous vos états d'âme, toutes vos émotions. Et combien de disciples se disent : "Mais c'est à croire que je suis le seul disciple au monde ? Pas moi, seul sur Terre, sans amis spirituels ! Oh Dieu, viens vers moi !"
Eh oui, c'est aussi enfantin et bête que cela. Ça sonne aussi faux que cela.
Alors que si, justement, Dieu ou le Maître envoie un homme, un disciple, dans un endroit où il n'y a pas d'autres disciples, c'est parce que dans cet homme, plus que dans un autre, il a placé son Amour, sa Force, sa Confiance, pour essayer d'amener la Lumière quelque part dans un groupe humain trop enfoncé dans la Matière.
Mais est-ce que le disciple s'en rend compte ? Est-ce qu'il est conscient de ce travail, de cette confiance que lui fait Dieu ? Est-il conscient de cette confiance que lui fait Dieu et de cet honneur aussi ? Non. Il se lamente, il pleure, il se sent seul.
Pour être juste, il faudrait qu'il devienne grand un petit peu, un adulte simplement. Et beaucoup de disciples ne sont pas adultes.
Être adulte
Et quand je parle d'être adulte, je ne parle pas de la capacité à être un individu social. Je parle de la capacité à être un individu moral, individuel et responsable de Dieu face aux hommes.
Responsable de Dieu face aux hommes.
Je ne dis pas d'être un secrétaire ou d'être un grand médecin ou d'être même le pape. Je parle d'être une conscience, une morale, responsable de Dieu face aux hommes.
Que cette phrase entre dans votre esprit !
Être adulte, c'est être responsable de Dieu face aux hommes.
Si vous êtes dans un endroit où il n'existe aucune église, aucun disciple, où il n'y a que des gens qui vont dans les bars, qui vont dans les bals, où il n'y a que des gens qui s'occupent de choses que vous jugez trop matérielles, soyez heureux ! Dieu vous fait confiance !
Dieu vous a envoyé dans cet endroit pour que, par votre prière, par le rayonnement de votre vie, par votre méditation, vous soyez un atome, un atome capable d'apporter un peu de Lumière Cosmique, même dans une Matière qui ne vous reconnaît pas.
Si pour ne pas vivre de façon solitaire, vous vous précipitez dans une grande ville, où vous avez espoir de rencontrer des frères de la maçonnerie ou d'une quelconque autre école, des frères d'une église, des frères d'un groupement religieux ou ésotérique, vous vous trompez ! Là où il y a déjà 10 000 individus, qu'allez-vous apporter de plus ? Les 10 000 autres apportent ce qu'ils doivent apporter. Restez chez vous ! Restez dans votre maison, restez dans votre famille, restez dans votre travail, restez dans votre jardin, et rayonnez sur le monde !
Ne faites pas comme des enfants qui ont besoin d'un miroir, qui ont besoin d'être vus, d'être appréciés, d'être encouragés, qui ont besoin de recevoir la caresse du père lorsqu'une bonne note a été reçue à l'école.
Soyez adultes, soyez forts, soyez conscients de Dieu !
Si vous êtes conscients de Dieu, vous ne pouvez pas être conscients de votre solitude, parce que Dieu est en vous et Dieu, par vous, peut rayonner sur tous les autres enfants qui sont autour de vous et qui vous paraissent si profanes.
Si par contre vous n'êtes pas conscients profondément, vous ne pouvez pas être avec Dieu, alors vous allez être seuls, alors vous allez chercher des frères. Mais qu'allez-vous apporter à ces frères et à ces écoles, en entrant dans ces écoles ? Une coque vide. Car vous n'êtes qu'une coque vide à ce moment-là !
Ce qu'il faut, c'est développer, là où vous êtes, développer votre capacité intérieure à être conscient de Dieu.
Développez votre capacité intérieure à être conscient de Dieu.
Et ainsi, même si vous êtes perché sur un rocher ou même si vous êtes plongé dans une foule de profanes qui ne vous regardent pas et qui vous piétinent, vous sentirez encore la fonction que Dieu veut accomplir à travers vous, la fonction de rayonnement. Et un jour, immanquablement, à force de rayonner, des gens viendront vers vous. Même si vous êtes au fin fond d'un petit pays, dans une petite maison, dans un petit village, si petit qu'il n'est même pas marqué sur la carte. Le rayonnement permet de meilleurs voyages que les autoroutes, je vous l'assure !
Et les individus, rien qu'en sentant le rayonnement, connaissent tout de suite la route qu'il faut emprunter. Ils y vont. Parce que vous devenez la seule réponse à leurs questions, à leurs problèmes.
Et comme tout est correspondance, tout est communication, l'âme de l'homme qui a besoin de vous va, peu à peu, exactement comme une lumière cherche une autre lumière dans le brouillard, cette âme va peu à peu se braquer sur vous, parce que c'est la note qui vous correspond. Et ensuite, dès que les lumières se rencontrent, elles se transforment en aimants. Ils s'attirent automatiquement.
Donc ne vous inquiétez pas de l'endroit où vous êtes. Ne cherchez pas à aller vers les grandes villes. Il se passe assez de choses dans les grandes villes. Restez chez vous et soyez chez vous le fonctionnement de Dieu, la main tendue de Dieu. Ne refusez pas, n'éloignez pas de vous cette fonction. Car si vous refusez d'être seule cette fonction de façon simple chez vous, dans votre région, Dieu ne vous permettra jamais d'être une plus grande fonction dans une grande ville, comme vous souhaitez l'être, comme vous souhaitez le faire.
Commencez déjà à obtenir les notions exactes chez vous dans votre jardin. Commencez déjà à être ce Dieu chez vous dans votre jardin.
Commencez un petit peu à supposer ce que sont toutes les alchimies qui vous attendent pour être ce personnage que vous rêvez d'être, ce grand Serviteur de l'Humanité, ce grand Serviteur de Dieu. Et, uniquement après avoir bien approfondi cette première phase, vous allez pouvoir être lancé, soit dans le public, soit être encore plus retiré du monde pour être utilisé de façon complètement invisible.
Et là, peut-être même que votre mort s'imposera. C'est pour cela qu'il y a de nombreux disciples que vous ne connaissez même pas. Vous les avez connus tant qu'ils essayaient de devenir disciples. Et puis, le jour où ils le sont devenus, la mort les a emportés.
Et vous qui êtes à l'extérieur, vous ne comprenez pas. Vous vous grattez la tête et vous dites, mais ce n'est pas logique. Voilà une personne qui méditait, qui priait et voilà qu'une vive maladie l'a emporté ou qu'un accident l'a fait mourir très jeune. Pourquoi ?
Tout simplement parce que l'individu était beaucoup plus utile de façon invisible que de façon visible et physique. Donc, dès que l'individu a été utilisable, il a été placé sur le plan où il était le plus utilisable, le plus performant. Car voyez-vous la fonction de l'homme, pendant les temps de l'évolution, la fonction de l'homme vis-à-vis des autres hommes, c'est d'être un canal, d'être une utilité, un point d'utilité, pour que l'énergie descende, pour qu'un accomplissement ait lieu.
La vie, elle, vient après, quand tout le monde aura atteint un certain niveau de conscience. Alors là oui, il y aura ce que l'on appelle le droit à la Vie.
Le Droit à la Vie
Aujourd'hui les hommes voient bien qu'ils n'ont pas le droit à la vie.
Ils n'ont que le droit au travail, aux problèmes, aux ennuis, et, en plus, aux épreuves initiatiques. Comme si cela ne suffisait pas ! Et le disciple a parfaitement raison de penser cela. C'est vrai, il n'a le droit qu'aux problèmes pour l'instant. Il n'a pas le droit à la vie.
Mais comme en même temps il espère la vie et il veut ce droit à la vie, alors il se met à vivre n'importe comment et c'est là où il devient Matériel. C'est à ce moment-là qu'il devient profane. Parce qu'il veut obtenir tout de suite le droit à la vie avant de s'être préparé à vivre.
Et en fait ce que l'on appelle "la chute dans la Matière", ce que vous dites lorsque vous rencontrez quelqu'un de trop profane qui ne vit que par les sens, que par la bonne chair, les voitures, les plaisirs et tout ce qui existe d'autre, les spectacles, etc. Ce ne sont pas des âmes qui sont tombées très bas dans la Matière. Non ! Ce sont tout simplement des âmes qui ne comprennent pas qu'il y a plusieurs phases à la vie.
Il y a la phase préparatoire, ensuite la phase où l'on profite de la vie, et ensuite la phase où l'on restitue la vie. Mais ces trois phases-là n'existent pas en une seule vie.
Toutes les réincarnations sont, en fait, la phase préparatoire et pendant tout ce temps l'homme, qui en fait doit apprendre à vivre, essaye de profiter de la vie. Et c'est à ce moment-là qu'il tombe dans la Matière, qu'il se laisse posséder par les mirages, qu'il se laisse posséder par la chair, posséder par les plaisirs, posséder par l'orgueil, etc. Mais ce n'est qu'à ce moment-là, quand il veut profiter de la vie avant de savoir comment la vivre.
Imaginez un homme qui est fou des voitures, fou, fou, fou des voitures et qui, avant même d'apprendre à conduire, rentre dans la voiture, met le moteur en marche et il démarre, mais démarre à toute vitesse. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il fait quelques mètres, puis fait des tonneaux et rencontre un arbre ou un mur et explose ! Et quand il se retrouve sur le talus, il se demande : "Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ?"
Alors il commence à dire : "Alors, c'est le constructeur qui a mal fait la voiture ! Ça c'est certain ! Il a dû certainement se tromper à propos de l'accélérateur, ce qui fait qu'en appuyant si peu, je sois allé si vite. Ou bien alors c'est la direction qui ne va pas. Ou bien alors finalement ce n'est peut-être pas le constructeur, mais c'est les gens des ponts et chaussées qui ont mal fait la route. Ça c'est certain ! Il devait y avoir des bosses partout ! Ou peut-être même qu'il y a un grand illusionniste qui me fait croire que la route tourne à gauche alors qu'elle tourne à droite, pour exprès me faire rencontrer le platane. On sait que les mauvais esprits sont capables de ça, n'est-ce pas ?"
On imagine toujours que la faute est à quelqu'un d'autre. Et on crie ! On crie parce que Dieu, soi-disant, ne vient pas faire une belle vie, instituer une société parfaite où tous les gens du gouvernement seraient fabuleux, lumineux, rayonnants, sans orgueil, sans ambition, où la médecine serait très évoluée. Et où même il n'y aurait plus besoin de médecine parce que les gens ne seraient plus malades.
"Ah Papa, qui êtes aux Cieux, que ce monde serait beau !"
Mais ce n'est pas comprendre qu'avant de conduire, il faut apprendre à conduire. Et pour cela, eh bien, il faut supporter un peu de patience et supporter que quelqu'un soit là, à côté, pour vous dire comment on conduit.
Malheureusement, la plupart des gens, même ceux qui se disent bons disciples, n'écoutent pas. Ils entendent, mais ils n'écoutent pas !
La preuve en est qu'à travers les siècles, les Maîtres répètent toujours la même chose. Et qu'aujourd'hui, si le Christ revenait en cette heure précise, il devrait encore dire : "Aimez-vous les uns les autres !". Depuis 2000 ans pourtant tout le monde a pu la lire, cette phrase. Tout le monde a pu entendre ces mots-là !
Et voilà, on n'écoute pas vraiment.
Parce qu'on est tout possédé par le désir de vivre et d'aller quelque part. Et que ce soit vers l'initiation, comme d'aller vers sa voisine pour l'embrasser. Car il y a un désir qui peut se transposer dans la spiritualité. Le même désir qui porte l'homme vers la femme et la femme vers l'homme. Et l'on ne pense pas à remarquer que c'est le même désir. Pourquoi ? Parce que ce même homme qui se dit : "Eh bien, je vais me priver de ma femme, parce que c'est sensuel, ce n'est pas divin.". Ce même homme ne suppose pas que le désir qu'il a d'évoluer est exactement le même désir. Mais pour lui, si il ne vit pas ce désir de façon sensuelle, alors il ne risque rien. C'est faux !
Tant qu'il y a du désir, il y a du désir. Que ce soit vécu au niveau du corps ou au niveau de l'esprit, le désir est toujours là. Et donc le problème n'est pas le corps de la femme que vous avez en face de vous. Ou pour les femmes, le corps de l'homme qui est en face de vous. Ou pour les gourmands, le poulet bien rôti que vous avez dans votre assiette. Le problème, c'est le sentiment que vous générez face à la chose.
Et ensuite, vous pouvez faire toutes les choses, si vous avez le sentiment juste, l'attitude juste.
Il faut donc apprendre à vivre.
Apprendre à vivre
C'est ce qu'apprennent les hommes. C'est ce qu'ils apprennent en ce moment au travers de leur réincarnation. Tant que l'humanité sur un plan physique, cela veut dire que l'humanité apprend à vivre.
Mais de quelle vie est-ce que je parle ?
Je parle de la vie qui est sa vraie vie. La vie divine. La vie intérieure.
On peut l'appeler la Vie Cosmique. On peut appeler cela tout ce que l'on veut, peu importe ! Du moment que vous arrivez à sentir le niveau exact auquel je parle.
L'autre vie.
La vie que vous vivez ici, bien qu'elle soit importante, n'est qu'une préparation. Et cela, il faut l'admettre. Parce que si vous ne l'admettez pas, vous ne serez jamais un bon élève.
Chaque fois que viendra une épreuve, vous allez l'éviter ! Ou chaque fois qu'il y aura des retombées négatives, vous allez porter la faute sur les autres ! Ou chaque fois que vous n'obtiendrez pas un résultat, vous allez vous en prendre à l'école qui n'est pas assez performante ou au Maître que vous ne rencontrez pas !
Pour éviter donc tous ces comportements erronés, comprenez et admettez une bonne foi pour toutes, et que cet acte vous refroidisse tout le dos, descendre jusque dans vos chaussures, aille jusqu'au bout de vos cheveux : admettez que la Terre, que les sept vies que vous vivez, est une école, que vous devez apprendre !
Et ainsi vous allez voir complètement différemment votre vie de couple, votre vie de père ou de mère, votre vie sociale, votre vie professionnelle. Et aussi votre vie de disciple.
À partir de ce moment-là, vous pourrez très bien positionner la Matière et l'Esprit. Et comprendre que ces deux choses en fait n'en font qu'une, de façon à extraire un sucre divin : votre âme épanouie !
C'est tant que l'on ne comprend pas que la Terre est une école, ou tant que l'on ne l'admet pas, même si on le sait, qu'il y a séparation et que sur la voie, eh bien, l'on avance en boitant, comme si l'on était un profane.
Admettez !
Il faut passer par certaines convictions pour évoluer. On ne peut pas évoluer comme cela, comme un papillon, en pensant ceci, en donnant foi à cela, en lisant un peu par ci, en faisant du rituel par là, en méditant beaucoup, mais en n'étant pas véritablement centré. Pour être centré, il faut aussi admettre quelques principes.
Admettre qu'il faut l'expérience. Et ainsi ne pas juger les autres. Et donc se mettre, face au Soleil qui monte chaque matin, se mettre face à ce Soleil de façon intelligente, en disciple intelligent.
Réfléchissez à ce mot-là : je suis un disciple intelligent.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Est-ce que cela veut dire que je vais tout savoir ? Que je ne vais plus avoir des réactions négatives ou erronées ? Non !
Cela veut dire que je vais pouvoir comprendre, d'après les Lois éternelles de la Sagesse, je vais pouvoir comprendre comment me comporter. Même si dans une première réaction j'agis faux, je vais pouvoir ensuite comprendre.
Je suis un disciple, donc, qui expérimente.
Je suis un disciple qui en tire une intelligence.
Je suis un disciple, ainsi, qui va pouvoir se centrer.
Je suis un disciple qui, ainsi centré, va pouvoir être utile aux autres et chercher à être cette utilité.
Je suis un disciple donc qui en étant utile, accepte tout ce que Dieu jugera d'être utile à travers moi, que ce soit en me rendant public, ou en me rendant invisible.
Et je suis, de ce fait, puisque j'ai accepté toutes ces choses, puisque je suis toutes ces choses, je suis de ce fait et enfin une âme libérée.
Liberté
Mais ma Liberté, sitôt que je l'ai, puisqu'elle est si grande, puisqu'elle est si belle ! Je reviens sur la Terre et je la donne aux autres. Je l'inspire aux autres. J'essaye de faire grandir les autres, pour qu'ils deviennent aussi libres que moi ! Je ne me contenterai pas d'être libre à moi tout seul !
Ma Liberté, c'est aussi celle des autres !
Vous verrez, quand vous en serez à ce point-là, quand vous ressentirez en vous cette notion-là, vous verrez que vous redescendrez sur la Terre.
Vous verrez que vous n'aurez de cesse avant d'avoir libéré tous les hommes. Que vous soyez grand Maître, ou grand Bouddha, peu importe, vous trouverez toujours un moyen de redescendre. Que ce soit en prenant un corps, ou en investissant le corps d'un disciple, ou en extériorisant une vie, ou un enseignement, ou un rituel, ou une église. Vous trouverez toujours un moyen.
Parce qu'à partir de ce moment-là, votre Amour, votre Liberté, seront si grands et si universels, qu'ils ne pourront pas vivre, ni même survivre, si vos autres frères ne sont pas aussi libres que vous.
C'est pour cela que, cycliquement, les grands Maîtres s'incarnent, ou descendent, par l'Esprit.
Ce n'est pas parce qu'ils entendent, à l'horloge cosmique, l'heure sonner. Et qu'ils se disent : "Eh bien tiens, voilà la fournée ! Il y en a un de nous qui va être précipité de toute façon." Eh oui, il y a des disciples qui, en connaissant mal l'ésotérisme, croient que cela marche comme cela. Ils se disent : "Ce sont les cycles.". C'est vrai que ce sont les cycles. Mais il n'est pas vrai que le Maître descend, ou qu'une entité christique descend, uniquement parce que le cycle le dit et que cette entité obéit au cycle.
L'Entité, simplement, sait qu'elle doit attendre l'heure pour que sa descente soit la plus favorable. C'est complètement différent. Cela veut dire que tout le temps, ou l'heure n'est pas encore, tout ce temps où l'heure se prépare à arriver, le Maître ou l'Entité Christique est tout autant capable, par son amour, de descendre et continue à rayonner l'énergie, continue à rayonner l'amour, à faire évoluer les personnes, à faire évoluer tous les disciples et à les initier.
Seulement il y a c'est vrai, à cause de certaines conjonctions, et pas simplement planétaires, mais aussi des alignements de systèmes solaires entre eux. Il y a des moments plus favorables où ces entités-là savent qu'ainsi, grâce à ces conjonctions et à ces alignements de systèmes solaires, elles vont pouvoir disposer d'une énergie extraordinaire ! Et que pour faire le travail, pour donner de l'initiation à cette entité collective que représente l'humanité, que pour, donc, faire un travail fantastique d'initiation, il faut attendre cette précipitation d'énergie. Venue non pas simplement de la Lune, de Pluton, de Vénus, ou du Soleil, mais venue aussi de Sirius, et d'autres systèmes solaires.
Car s'il existe des cycles, c'est uniquement à cause de cela, à cause des moments où les systèmes solaires sont en alignement ou pas. Car les systèmes solaires sont en rotation exactement comme les planètes. Et les systèmes solaires, réunis entre eux, forment une galaxie. Il est facile de comprendre, puisque tout tourne, il est facile de comprendre que les galaxies elles-mêmes aussi tournent à la façon d'une planète. Et que s'il y a mouvement, eh bien il y a des moments où, de la même façon que les planètes sont en alignement entre elles, les systèmes solaires, puis les galaxies, peuvent être en alignement.
Et lorsque l'on prend des planètes uniquement dans votre système solaire qui sont en alignement, vous savez à quel point l'énergie est fantastique et constructive. De la même façon, quand les systèmes solaires, quand des constellations s'alignent, alors l'énergie devient fabuleuse ! Et quand une Grande Entité descend à ce moment-là vers l'humanité en disposant de toute cette énergie, le travail peut avoir lieu.
Ce qui ne veut pas dire que le travail ne peut pas avoir lieu sans ces énergies.
L'homme fait toujours l'erreur de croire que les Maîtres ont tous les pouvoirs, que le Christ a tous les pouvoirs, que Bouddha a tous les pouvoirs et que Dieu en personne a tous les pouvoirs, et que l'on peut toujours au lendemain faire absolument tout ce que l'on décide. Il est vrai que les pouvoirs existent, il est vrai que le Maître a d'énormes pouvoirs, il est vrai que le Christ a presque tous les pouvoirs et que Dieu les a tous, ça c'est certain. Mais cependant il faut savoir que si le pouvoir existe, la Loi existe avant le Pouvoir.
Et cette Loi est tenue par quoi ? Par l'Amour ! Et c'est pour ça que l'Amour est avant le Pouvoir.
L'Amour
Que dit l'Amour ?
L'Amour dit : des hommes sont nés sur la Terre, ils doivent évoluer pour devenir divins, pour devenir libres. Donc le Pouvoir ne sera utilisé que dans la mesure où cela correspondra à des âges de l'humanité, à des âges où l'homme ou l'humanité seront capables de comprendre, d'admettre, d'intégrer l'initiation. Et le Pouvoir ne sera pas donné avant.
Et comme l'on sait à peu près ce qu'est le déroulement de l'évolution, et comme tout est en communion avec tout et comme tout vibre de la même vie, il est normal d'en arriver à comprendre que, par exemple, une certaine initiation au niveau humanitaire ne peut avoir lieu que lorsque certains systèmes solaires sont en alignement, pouvant ainsi précipiter l'Entité Cosmique, l'Entité Christique, vers les hommes.
De la même façon, un disciple pris complètement à l'état individuel ne va pouvoir, malgré son potentiel initiatique, ne va pouvoir rencontrer son initiation que pendant certains moments planétaires, et pas avant et pas après. Et pourquoi ?
Parce que tout simplement, la Vie Cosmique n'est pas séparée de la vie spirituelle de cet individu. Et au moment où il doit recevoir son initiation, il ne reçoit pas simplement l'initiation du Maître. Il n'est pas simplement ouvert à sa propre conscience intérieure. Le Maître fait canal à une certaine énergie cosmique qui doit s'intégrer dans l'individu. C'est pour cela qu'on ne peut pas initier un individu, même s'il est prêt, on ne peut pas l'initier n'importe quand. Il y a des heures cosmiques, des heures dans les constellations. Mais comme tout est bien réglé, et comme tout avance d'après une certaine cadence, un certain rythme, un certain développement prévisible, on a rarement vu des disciples être prêts longtemps avant l'heure, croyez-moi ! Donc, finalement, tout est bien.
Mais il en existe quand même de temps en temps, qui sont, du point de vue de l'esprit qui représentent un potentiel déjà extraordinaire, mais qui n'ont pas encore véritablement une conscience affirmée de l'esprit qu'ils supposent cependant et qu'ils intuitionnent cependant par éclairs, par éclat quelquefois en eux-mêmes. Ça c'est un signe. Mais cela ne veut pas dire que l'on est tout à fait prêt. Cela ne veut pas dire cela forcément.
Il faut avoir de la patience et surtout travailler juste.
Je voudrais, et je terminerai là mon discours, je voudrais que vous ayez cette notion à l'esprit, avant toutes les autres notions, avoir l'esprit juste.
Avoir l'esprit Juste
Et cela est valable non seulement quand vous méditez, non seulement quand vous philosophez, mais aussi quand vous vivez la vie de tous les jours. Quand le mari s'approche de sa femme, quand le père va vers son enfant, quand l'employé va vers son patron ou quand le patron va vers ses employés, quand vous vous approchez entre voisins, entre amis, entre clients : avoir l'esprit juste.
Et qu'est-ce que cela veut dire avoir l'esprit juste ?
C'est être ce centre dont je parle si souvent. Et être ce centre, lorsque vous voulez le devenir, lorsque vous faites l'effort de le devenir, vous vous apercevez que pour être ce centre, il faut vous dépouiller de tout ce qui n'est pas divin. Vous vous apercevez que cela vous fait travailler sur tout ce que l'on appelle la personnalité et le profane qui est en vous, sur tous les attachements.
Il faut imaginer une pendule qui n'arrête pas de balancer. Ça c'est votre vie de tous les jours. Le balancier balance, balance, balance... Un coup dans la société, dans la matière, un coup dans le ciel, un coup vers Dieu. Mais il balance toujours, il est en mouvement.
Alors que le spirituel, le véritable spirituel, celui vers lequel en fait vous aspirez, le spirituel c'est le centre.
Tant que vous balancez, même si c'est vers Dieu, vous balancez et vous n'êtes pas réels, vous n'êtes pas disciples, vous n'êtes pas authentiques ! Et c'est pour cela qu'il y a tant de disciples, qui paraissent être disciples mais qui n'en sont pas. C'est ce qui désarme et qui fait reculer d'ailleurs beaucoup de néophytes, qui se disent : "Mais chez les spirituels, il n'y a pas forcément d'amour, il n'y a pas forcément de tolérance, il n'y a pas forcément de grandeur d'âme, alors je me retire ! Peut-être que la spiritualité finalement ce n'est pas vraiment ça."
Et l'homme se retire.
Il faut comprendre que ces gens, ces disciples, ces spirituels sont encore dans un mouvement de balancier. Pour cesser le mouvement, il faut arrêter tout ce qui précipite le mouvement. Il ne faut pas se bloquer d'un coup dans l'immobilité, l'immobilité affective, l'immobilité du corps, l'immobilité de la pensée. Non ! Parce que le balancier va devenir de plus en plus coléreux et un jour il va casser l'étau que vous mettez autour de lui et il y aura de gros problèmes.
Pour, au contraire, arrêter le mouvement du balancier, il faut cesser de créer la source du mouvement. Et qu'est-ce que c'est qui crée la source du mouvement ? Puisque bloquer le mouvement n'est pas nécessaire et qu'il faut cesser de créer le mouvement, comment s'y prend-on ? Qu'est-ce que c'est qui crée le mouvement ?
Ce qui crée le mouvement, c'est ce que je vous ai dit depuis tout à l'heure, c'est le jeu des images, le jeu du "j'écoute mais je n'entends pas vraiment". C'est le jeu de la génétique qui fait que la fille est comme sa mère et qu'elle le sait et qu'elle en a assez et qu'elle ne fait rien pour que ça change. C'est le jeu de la vie collective, des automatismes. C'est le jeu des blancs qui systématiquement détestent les noirs, ils ne savent pas pourquoi mais ils le font et etc. pour tous les autres exemples de la vie quotidienne.
Ne pas créer ces mouvements, ne pas créer ces remous, c'est donc, à un moment donné, commencer à réfléchir sur ce qui vous fait agir.
"Tiens, je n'aime pas mon voisin !"
Tous les matins quand vous croisez votre voisin, vous sentez que vous ne l'aimez pas. Et il vous met en colère et il vous met dans une humeur noire et tout ce que vous savez, c'est que vous sentez que vous ne l'aimez pas. Quand vous allez méditer, admettons que vous méditez un quart d'heure après cela, vous allez bien vous apercevoir que la haine pour votre voisin vous perturbe énormément et vous empêche de méditer. Que fait le disciple qui ne comprend rien ?
Il se dit : "Eh bien, je vais faire un grand détour pour éviter mon voisin, comme ça je vais méditer en paix !" Eh oui, c'est comme cela que beaucoup de gens refoulent la société, refoulent les hommes, deviennent des marginaux au nom de Dieu.
Ou bien il y a l'autre qui est déjà un petit peu plus intelligent, mais quand même pas mal stupide, il se dit : "Bon, eh bien il faut que je supporte mon voisin. Je vais passer devant lui mais je vais éviter de le regarder et je vais me dire pendant tout ce temps, je suis Shiva, je suis Shiva, il est Shiva, il est Shiva et nous nous aimons !" C'est ce que se disent de nombreux disciples.
Même à l'intérieur des loges, des certains organismes ésotériques, il y a ce problème. Ils essayent de résumer leur problème relationnel en se disant : "Mais après tout on est tous dieu !", et puis quand ils sont à table, ils se regardent en chien de faïence.
Et cela crée et génère le mouvement. Cela donc empêche le rituel, cela donc empêche la méditation, cela donc empêche l'illumination.
Que fait le sage ?
Vous allez me dire : "Eh bien le sage de toute façon ne se permettra pas de ne pas aimer son voisin.". C'est vrai. Mais prenons un sage qui ne fait que commencer à devenir sage, et qui a donc encore peut-être des problèmes avec son voisin. Comment va-t-il faire ?
Il va se regarder tout simplement. Il va se regarder profondément.
Avant de sortir, après avoir plusieurs jours éprouvé cette haine, ce désordre, cette colère, cette souffrance. Il va se regarder dans la glace, dans son couloir.
"Hé toi là, qui es dans ce miroir, qu'est-ce que tu es déjà en train de supposer ? Tu sais que tu vas passer près de ton voisin et tu sens déjà la haine t'envahir. Il n'a même pas mis le nez dehors ce voisin et déjà il te dérange."
Et il se regarde profondément et il essaie de sentir l'entier de sa haine, la totalité de son désordre. Il essaie de prendre bien connaissance, même si c'est d'un point négatif, il essaie de prendre complètement connaissance de ce point noir et donc de lui-même. Et c'est à ce moment-là que tout se dissout. C'est à ce moment-là qu'il devient vraiment un sage. Et qu'il sort dans la rue complètement libérée de sa haine et de son problème.
Pourquoi ?
Parce qu'il a osé se l'avouer !
Les gens, à travers les âges et à travers le monde, colportent sans arrêt, avec lenteur et longueur, toute leur haine, tous leurs problèmes, tous leur traumatismes, tous leur complexes. Pourquoi ?
Parce qu'ils ont honte de les avoir. Je vous le dis. Cela ne va pas plus loin que ça !
Quand vous examinez un individu qui a un complexe à cause d'une gifle qu'il aurait reçue un jour face à une personne qui était témoin, pourquoi cette gifle peut-elle créer un complexe chez un individu normalement équilibré ? Tout simplement parce que l'individu n'accepte pas sa gifle. Parce qu'elle est la gifle de la honte, la gifle de la souffrance, la gifle de l'humiliation ou la gifle de la frustration.
La gifle qui dit donc à l'individu : "Toi tu n'es pas important !"
Et quand cela se passe au niveau de la conscience enfantine, il est normal de voir ensuite des adultes grandir complètement déséquilibrés, parce que, pendant toute leur jeunesse, ils ont reçu des gifles qui leur ont fait croire qu'ils n'étaient pas importants. Et quand cela se passe quand l'individu est un peu plus grand, alors c'est l'humiliation qui est ressentie.
Et, de la même façon que l'individu a honte d'avoir reçu cette gifle ou un quelconque événement humiliant, il va avoir ensuite honte de se l'avouer à lui-même qu'il en a eu honte. Car il sait très bien qu'il n'a pas été fort, qu'il a été faible et il ne veut pas s'avouer cette faiblesse.
Et c'est en ayant honte de soi que l'homme perpétue ses malheurs.
Je vous le dis, il n'y a pas d'autre mystère.
Cessez d'avoir honte de vous-même et vous verrez que vous pourrez régler vos problèmes ! Parce que vous pourrez les regarder, vous pourrez les confronter avec vous-même.
Le disciple qui met tous les matins de la poudre et de la crème de mantra, en se disant : "je suis Shiva" ou "je suis Rama" ou "je suis Dieu", et qui se moque complètement de rencontrer la jalousie qui est en lui, qui est lattente. Cela veut dire qu'en fait, s'il prenait un instant conscience de sa jalousie, il en aurait terriblement honte.
Parce que lui, il veut tout entier s'investir dans la spiritualité. Il veut tout entier croire qu'il travaille à devenir un initié, à être un disciple. Il veut tout entier croire qu'il est digne de Dieu. Mais qu'est-ce qui se passe ?
"Tiens, il y a de la jalousie ! Tiens, il y a de l'obsession sexuelle ou quoi que ce soit d'autre ! Qu'est-ce que je vais faire avec cette épine ? Je ne peux pas la supporter, il faut que je la cache ! Alors je vais mettre des mantras, alors je vais l'oublier, alors je vais tourner dix fois autour du pot. Mais je ne vais pas regarder la chose en face parce qu'elle me fait peur ! Parce qu'elle me dit tout haut, je ne suis pas Dieu alors que moi j'essaye de croire que je suis Dieu."
Pour commencer, on enlève tous les complexes, on détruit tous les conflits en vous disant que, quelle que soit votre jalousie, quelle que soit votre avarice, quels que soient vos défauts, vous êtes Dieu de toute façon. On met ainsi tout le monde d'accord.
Vous n'avez pas besoin de croire en une image de perfection et à avoir honte de vous-même parce que vous n'êtes pas cette image déjà parfaite.
Sachez que déjà vous êtes Dieu, déjà, maintenant, tout de suite.
Et il y a, en plus, tout ce qui n'est pas Dieu.
Ça, prenez-en conscience et vous serez plus efficace en tant que disciple en prenant conscience de tout ce qui en vous n'est pas Dieu, qu'en essayant de vous convaincre que vous êtes Dieu et de vous forcer à méditer et d'essayer d'être bon disciple face à l'Éternel !
Ce n'est pas en vous forçant à être bon disciple que vous le serez, c'est en étant authentique.
En sachant dire à Dieu, en le regardant les mains vides et les bras ballants tellement vous êtes désespéré de votre réalité, mais en osant quand même la montrer, c'est en disant à Dieu: "Eh bien vois-tu, je ne suis que cela. Je ne suis que cela mais je sais aussi que je peux être autre chose. Alors, si tu me pardonnes, ne serait-ce qu'une semaine de n'être que cela, le temps, justement, que j'apprenne à être cette autre chose. Si tu me pardonnes eh bien, j'aurai l'énergie, j'aurai la force, j'aurai l'amour, pour devenir cette autre chose, pour être toi, pour te libérer, pour te libérer de la Matière."
Osez vous regarder en face ! Personne ne sera derrière votre épaule pour savoir qui vous êtes. Vous êtes seul face à vous-même. Entrez profondément en vous-même et regardez tous vos défauts. Et, une fois que vous les connaissez, que vous les remarquez, prenez-en pleinement conscience.
Il ne suffit pas de vous dire : "Oui je sais bien, je suis orgueilleux. J'ai eu assez de preuves pour me rendre compte que j'étais orgueilleux."
Ce n'est pas cela prendre conscience de son orgueil. Car si vous preniez conscience de votre orgueil, l'orgueil par là-même n'existerait plus. Donc si vous savez que vous êtes orgueilleux mais que l'orgueil persiste toujours, c'est que vous n'avez pas pris conscience de votre orgueil.
Comment prendre conscience de votre orgueil ?
Tout simplement au moment où vous sentez la crise la plus folle, la plus grande de votre orgueil, asseyez-vous et rentrez profondément dans cette crise. Vivez profondément et intensément votre crise d'orgueil. Quitte à déchirer les matelas, les oreillers et à grimper au rideau, cela ne fait rien. Vivez profondément cette crise pour en être conscient. Conscient !
Être Conscient
Et le regard que vous aurez au moment où vous allez pleinement regarder cette crise, observer cette crise, le regard que vous aurez à ce moment-là ne sera plus le regard de votre personnalité mais le regard de votre âme. C'est cela qui crée le déclic.
Autrement dit, l'orgueil est une vibration, une émotion négative qui est vécue et subie par la personnalité. Et c'est pour cela que vous n'arrivez pas à vous en débarrasser parce que votre personnalité subit l'assaut de l'orgueil. En fait, vous n'êtes pas l'orgueil, vous êtes terrassé par l'orgueil. Et c'est pour cela que vous ne vous en débarrassez pas.
Est-ce que vous arrivez à vous débarrasser d'un parasite ? Non. Par contre, si vous vous placez à ce moment-là dans l'endroit et au niveau où l'orgueil n'existe pas, automatiquement vous allez vous apercevoir que votre personnalité est esclave de l'orgueil, mais qu'en fait, elle ne demande pas mieux que d'être autre chose. Et à ce moment-là, cela détruit complètement l'orgueil. Comme des parasites sont nettoyés par de l'eau ou un désinfectant quelconque. Mais cela ne se peut que si vous faites appel au plan de conscience qui est supérieur au plan où vous vivez le problème, donc l'âme.
Et comment fait-on appel à ce plan ? En étant terriblement conscient, même si c'est de l'orgueil à ce moment-là puisque c'est de l'orgueil dont il s'agit. Du moment que vous emmenez la conscience là-dedans, peu importe ! Si cela est négatif, la conscience détruit le négatif.
Ce qui importe, c'est d'être conscient.
Et ensuite, à force d'évacuer comme cela tous les points négatifs, ensuite vous ne serez plus conscient que des aspects propres à la Haute Conscience. Donc vous ne serez plus conscient que de l'Amour, de l'Éternité, de la Fraternité, du Plan d'évolution, etc.
Rappelez-vous qu'il faut faire descendre votre âme jusque dans vos ténèbres, comprenez-le, pour que vos ténèbres soient illuminées et que les ténèbres n'existent plus.
Les Ténèbres
Donc le disciple qui met de côté sa jalousie, qui met de côté le corps de sa femme, qui met de côté la bonne table, ne comprend rien ! Au contraire, il garde ses ténèbres et il met une porte pour ne plus les voir et il ferme la porte à double tour pour surtout éviter que les ténèbres ne sortent.
Mais les ténèbres sont choses très habiles ! Les ténèbres passent à travers le bois, passent à travers les gants, passent à travers même le trou de la serrure. Les ténèbres arrivent toujours, un jour ou l'autre, à ressortir et c'est au moment où on s'y attend le moins que les ténèbres sont là !
Et c'est là que l'homme a honte. Où il perd confiance en lui-même et où même, tellement il est honteux, parfois il se détourne de Dieu en se disant :"Je ne suis vraiment pas digne !". Mais qui t'a dit que tu devais être digne ? Sois simplement toi-même et apporte la torche de l'âme jusque dans les caves de ta maison ! Et ainsi tu verras que les ténèbres dont tu as peur et qui sont dans tes caves, tu verras que ces ténèbres n'existeront plus, et que même tes caves seront illuminées comme le palais de Versailles. Cela ne tient qu'à toi et à ta juste compréhension !
Mène ton âme jusque dans les dédales de ta cave et tu verras que elle seule peut nettoyer, elle seule peut illuminer. Tu n'as pas le droit de cacher ! Tu ne peux pas cacher d'ailleurs.
Et toi aussi qui te connais au fond de toi-même, amène ton âme à fleur de peau, jusque dans ta cave. N'aie pas honte et tu verras que de la même façon que le Soleil illumine [...]
Pourquoi avoir peur des ténèbres ? C'est leur donner trop d'importance !
Alors qu'en fait elles sont simplement absence de Lumière, territoires où la Lumière n'est pas installée.
Les ténèbres ne sont pas terrorisantes.
Les ténèbres ne sont pas chose hideuse.
C'est simplement une absence de Lumière.
Un terrain vierge.
Un terrain couvert.
Alors découvre, allume, enflamme, regarde !
Et tu verras que, dès demain, qui que tu sois, tu peux être un véritable disciple. Et si tu l'es de cette façon-là tu seras, en plus, un initié.
Ce que je vous engage à être tous, dès demain !
Faites cet effort !
Non pas parce que je vous l'ai dit. Non pas même parce que le nouvel âge arrive et qu'il faut se dépêcher d'être parmi les élus. Mais tout simplement parce que, quelle que soit l'ère, qui a été, qui est et qui va venir, quelle que soit l'ère, c'est votre nature profonde que d'être la Lumière et de le découvrir.
C'est de votre nature profonde que d'être la Lumière et de le découvrir.
Je vous laisse donc face à votre aventure.
Bonne Libération !
Au revoir !
Date de la conférence : 04 11 1988
☀️ Conférence 75 Index des Notions
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